Le journaliste Pape Biram Bigué Ndiaye a comparu ce vendredi devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, quelques jours seulement après son arrestation qui avait suscité de nombreuses réactions dans les milieux médiatiques. À la barre, le reporter de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) s’est montré ferme et serein, rejetant en bloc l’ensemble des accusations portées contre lui.
Face au juge, il a catégoriquement nié toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. Selon ses déclarations, il n’a jamais entretenu la moindre relation, de près ou de loin, avec l’un des détenus cités dans le dossier, contrairement à certaines informations relayées ces derniers jours par une partie de la presse et sur les réseaux sociaux.
Il a tenu à préciser qu’il exerce son métier dans le strict respect de l’éthique journalistique et qu’aucun élément tangible ne peut établir un lien entre lui et les personnes mises en cause dans cette affaire.
Le journaliste est également revenu sur les circonstances de son interpellation. Pour rappel, Pape Biram Bigué Ndiaye avait été arrêté dans la soirée du mardi 17 février 2026 par des gendarmes en civil, alors qu’il assurait la couverture d’une conférence de presse du Procureur de la République, Ibrahima Ndoye. Une arrestation intervenue en plein exercice de ses fonctions, ce qui avait provoqué une vague d’indignation au sein de la corporation.
Après son interpellation, il avait été conduit dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar pour les besoins de l’enquête. Une perquisition avait ensuite été menée à son domicile, en sa présence, avant qu’il ne soit placé en garde à vue. Cette succession d’actes de procédure avait alimenté le débat sur les conditions de son arrestation et sur la protection des journalistes dans l’exercice de leur mission d’information.
L’audience de ce vendredi s’est déroulée dans un climat particulièrement suivi, tant par ses confrères que par des membres de la société civile. À l’issue des débats, l’affaire reste suspendue à la décision du tribunal, tandis que l’opinion publique continue de s’interroger sur les implications et les conséquences de ce dossier qui mêle justice, médias et liberté de la presse.
