La procédure judiciaire visant Farba Ngom a connu un nouveau développement avec la décision de la Chambre d’accusation de confirmer la mesure de liberté provisoire qui lui avait été accordée. Cette décision marque une étape importante dans un dossier qui continue de susciter un vif intérêt de l’opinion publique, en raison du profil politique de l’intéressé et du contexte général des enquêtes financières ouvertes ces derniers mois au Sénégal.
Conformément aux règles de procédure, cette confirmation ouvre un délai légal de six jours au Parquet pour introduire, s’il le juge nécessaire, un pourvoi en cassation. Durant cette période, la décision reste susceptible de recours. En revanche, si aucun pourvoi n’est déposé dans les délais impartis, Farba Ngom pourra officiellement recouvrer sa liberté de circulation, dans les conditions prévues par la loi et sous les éventuelles obligations fixées par la justice.
L’affaire dans laquelle il est impliqué s’inscrit dans une série d’enquêtes financières engagées à la suite du changement de régime intervenu au Sénégal. Ces investigations portent sur la gestion de ressources publiques et visent plusieurs personnalités publiques, responsables ou anciens responsables, soupçonnées de malversations présumées, de détournements ou d’irrégularités dans la gestion de fonds et l’exécution de marchés publics. Les autorités judiciaires affirment vouloir mener ces procédures dans le strict respect des règles de droit, afin d’établir les responsabilités éventuelles sur la base d’éléments matériels et d’auditions.
Député et personnalité politique identifiée comme proche de l’ancien pouvoir, Farba Ngom est notamment cité dans des dossiers portant sur des flux financiers jugés suspects par les enquêteurs, ainsi que sur des opérations liées à l’attribution et à l’exécution de certains marchés publics. Dans le cadre de l’instruction, il avait été entendu par les magistrats compétents, avant d’être placé sous mandat de dépôt, une mesure qui avait suscité de nombreuses réactions dans la classe politique et au sein de l’opinion.
Ses avocats avaient par la suite introduit une demande de liberté provisoire, estimant que les conditions légales étaient réunies pour permettre à leur client de comparaître libre tout en restant à la disposition de la justice. La confirmation de cette mesure par la Chambre d’accusation constitue donc une nouvelle phase procédurale dans ce dossier, qui reste toutefois loin d’être clos. L’enquête de fond se poursuit en effet, et les prochaines étapes dépendront à la fois de l’évolution de l’instruction et de la décision éventuelle du Parquet d’exercer ou non un recours devant la Cour suprême.
