
L’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs autres mis en cause continue de révéler des éléments troublants au fil de l’enquête. Au cœur du dossier figure un ressortissant français, Pierre Robert, présenté par plusieurs sources médiatiques, notamment le journal Libération, comme l’un des personnages centraux d’un réseau criminel présumé qui aurait opéré pendant plusieurs années entre le Sénégal et d’autres pays de la sous-région.
Selon les informations rendues publiques dans la presse, les enquêteurs ont exploité des échanges numériques, des documents et des images qui auraient permis de mieux cerner le fonctionnement du réseau et le rôle attribué à certains de ses membres présumés. Ces éléments, décrits comme particulièrement choquants par plusieurs observateurs, auraient contribué à accélérer les investigations et à justifier l’ouverture d’une information judiciaire. Les autorités cherchent désormais à établir l’authenticité de ces contenus, leur provenance et leur éventuelle utilisation dans les activités criminelles soupçonnées.
Toujours d’après les éléments relayés dans la presse, Pierre Robert, parfois présenté sous le surnom de « Peter Babtou », est soupçonné d’avoir financé et coordonné un système reposant sur des intermédiaires locaux. L’enquête évoque notamment des transferts d’argent, des déplacements réguliers dans la sous-région et l’existence de lieux où se seraient déroulées certaines activités aujourd’hui au centre des poursuites. Plusieurs personnes ont été interpellées dans ce cadre, et quatorze mandats de dépôt ont été délivrés par la justice après l’ouverture de l’information judiciaire.
L’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de figures connues du public, dont Pape Cheikh Diallo, ont donné une forte résonance à cette affaire, qui suscite de nombreuses réactions dans l’opinion. Les auditions, perquisitions et confrontations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités individuelles et de vérifier l’ensemble des faits allégués.
À ce stade, les personnes mises en cause restent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision de justice définitive intervienne. Mais au regard de la gravité des accusations et des éléments examinés par les enquêteurs, le dossier apparaît comme l’un des plus sensibles de ces dernières années et pourrait encore connaître de nouveaux développements au fil de l’instruction.



