Dans le cadre de l’enquête ouverte par la gendarmerie de Keur Massar sur l’affaire dite des présumés homosexuels, plusieurs personnes ont été inculpées pour transmission volontaire du VIH, un chef d’accusation particulièrement grave qui suscite de vives réactions dans l’espace public.
Réagissant à cette situation, Barthélémy Dias a qualifié ces faits d’acte criminel. Invité sur la Télévision Futurs Médias (TFM) ce mercredi, il n’a pas mâché ses mots :
« La transmission volontaire est criminelle. Si on doit criminaliser la transmission volontaire du VIH, je suis député, je vais la voter », a-t-il déclaré avec fermeté.
Dans la foulée, l’édile de Dakar s’en est également pris aux autorités en place, qu’il accuse de ne pas avoir respecté leurs engagements relatifs à la criminalisation de l’homosexualité. Selon lui, les promesses faites en ce sens n’ont pas été suivies d’effets concrets.
« Ce sont eux qui avaient promis de criminaliser l’acte contre nature, mais ils ne l’ont pas fait. Durcir ne veut rien dire, c’est de la littérature, de la poésie », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il considère comme un manque de volonté politique.
Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par une enquête judiciaire en cours et un débat public intense autour des questions de santé, de justice et de législation. Tandis que les investigations se poursuivent, les propos de Barthélémy Dias viennent relancer les discussions sur la responsabilité pénale en matière de transmission du VIH et sur l’évolution du cadre légal au Sénégal.
Comme le rappelle la justice, les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie par une décision judiciaire définitive.
