Mame Makhtar Guèye s’est présenté ce mercredi devant les enquêteurs de la Sûreté urbaine de Dakar, dans un contexte marqué par une vive polémique autour de ses déclarations sur la répartition de l’aide publique à la presse. Selon des informations rapportées par Seneweb et reprises par plusieurs médias, le vice-président de l’ONG Jamra a été entendu afin d’éclairer la justice sur la nature des accusations qu’il a récemment portées dans l’espace public.
D’après les éléments évoqués, cette audition s’inscrit dans une démarche des autorités judiciaires visant à vérifier la crédibilité des informations détenues par l’activiste et à déterminer s’il dispose de preuves concrètes étayant ses propos. Déjà par le passé, Mame Makhtar Guèye avait affirmé, dans d’autres dossiers, avoir remis aux enquêteurs des documents sensibles et des informations jugées importantes pour les investigations, notamment lors d’une précédente audition où il disait avoir transmis des pièces confidentielles aux autorités.
Face aux enquêteurs cette fois-ci, il a adopté une posture peu courante : il a en effet choisi de se présenter sans avocat, affirmant vouloir assurer lui-même sa défense et répondre directement aux questions des policiers. Une décision perçue comme un signe de confiance en ses déclarations, mais aussi comme une manière d’assumer pleinement ses prises de position dans ce dossier sensible.
Toujours selon Seneweb, cette audition pourrait constituer une étape déterminante, dans la mesure où elle permettra de clarifier les contours d’une affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux médiatiques et politiques. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si les propos tenus relèvent de simples opinions ou s’ils reposent sur des éléments factuels susceptibles d’ouvrir une procédure plus approfondie.
En attendant les conclusions de l’enquête, cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion de l’aide à la presse au Sénégal, un sujet régulièrement au cœur des discussions entre acteurs des médias, autorités publiques et organisations de la société civile.
