Lors de son adresse à la Nation, le président Bassirou Diomaye Faye a exposé les grandes priorités de l’action publique dans un contexte international marqué par de fortes tensions économiques. Au-delà des mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat, il a mis l’accent sur des secteurs jugés stratégiques, notamment l’éducation et l’insertion sociale.
Le système universitaire, récemment ébranlé par des troubles sur le campus de Dakar, est appelé à connaître une réforme en profondeur. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une refondation du supérieur. Dans cette perspective, les autorités envisagent l’organisation d’assises nationales, la définition d’un agenda de transformation et la mise en place de contrats de performance avec les universités, condition clé pour rétablir une année académique normale.
Cette dynamique de réforme s’étend également à la formation professionnelle. Le gouvernement prévoit la construction de huit Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), capables d’accueillir au total 24 000 apprenants. À cela s’ajoute la création de 23 centres départementaux, afin de renforcer l’accès à la formation technique sur l’ensemble du territoire.
Sur le volet social, des mesures ciblées ont été annoncées en faveur des personnes vulnérables. Plus de 15 000 personnes vivant avec un handicap sont déjà intégrées dans le système d’assurance maladie universelle. Par ailleurs, plus de 1 000 projets portés par ces populations ont bénéficié d’un financement global de 1,37 milliard de FCFA. Une nouvelle disposition prévoit désormais qu’un quota de 5 % du programme PAPI II leur soit réservé.
La question sécuritaire a également été abordée, notamment en perspective des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Un important dispositif mobilisant forces de défense et de sécurité ainsi que des moyens logistiques conséquents sera déployé pour garantir le bon déroulement de cet événement international.
Enfin, le président Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’unité nationale, rappelant que la stabilité du pays repose sur un engagement collectif. Il a souligné que l’indépendance du Sénégal constitue à la fois un héritage à préserver et une exigence à faire vivre au quotidien.
