Cancers féminins : le retard de consultation, un danger mortel pour les patientes

Le gynécologue-obstétricien Mamadou Guèye a tiré la sonnette d’alarme ce samedi sur la gravité des cancers féminins, en particulier ceux du sein et du col de l’utérus, lors d’un panel sur les cancers uro-génitaux organisé par l’Association Actions Sanitaires pour le Fouta (ASFO).
 
« Sur dix femmes que nous recevons pour ces cancers, sept arrivent déjà au stade 4, le plus avancé », a déclaré le médecin à l’Agence de presse sénégalaise (APS). « À ce stade, 90 % décèdent au bout de cinq ans », a-t-il ajouté, soulignant l’urgence de renforcer la prévention et le dépistage précoce.
 
Il a également souligné que la situation est particulièrement préoccupante dans les zones rurales, notamment dans la région de Matam, où de nombreuses patientes se présentent à des stades déjà critiques.
 
 
Selon lui, « les tabous autour de ces maladies expliquent en partie ce retard de diagnostic. Le cancer du col touche à l’intimité de la femme. Beaucoup hésitent à consulter malgré les saignements ou les douleurs, jusqu’à ce que la situation devienne grave. Il en est de même pour le cancer du sein ».
 
Par ailleurs, le gynécologue a salué les efforts de sensibilisation menés par l’ASFO, estimant qu’ils jouent un rôle crucial dans la lutte contre ces pathologies.
 
Selon l’APS, le président de la commission scientifique de l’association, Abdoul Aziz Gaye, a annoncé que la 26ᵉ édition des campagnes de dépistage et de soins se déroulera du 11 au 17 septembre dans huit villages de la région de Matam. L’initiative mobilisera 110 professionnels de santé, dont des médecins spécialistes, des sages-femmes et des nutritionnistes.
 
 « Lors des éditions précédentes, près de 10 000 patients ont été consultés », a-rappelé Abdoul Aziz Gaye.

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