La procédure de révision du procès opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang connaît une avancée notable, marquant une nouvelle étape dans ce dossier judiciaire à fort retentissement. Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, l’affaire est désormais entrée dans une phase technique déterminante, caractérisée par l’échange de mémoires entre les différentes parties.
D’après la même source, les avocats du Premier ministre ont d’ores et déjà transmis leurs écritures à la juridiction compétente. En face, la défense de l’ancien ministre s’active à finaliser sa réplique, avant de la verser au dossier. Cette étape procédurale, cruciale dans toute instance de révision, vise à formaliser de manière précise et structurée les arguments juridiques de chaque camp, en amont de l’examen approfondi de l’affaire.
Une fois cette phase achevée, la Cour suprême sera appelée à se prononcer sur la recevabilité de la requête introduite. Cette décision, attendue avec attention, conditionnera la suite de la procédure, notamment l’éventuelle réouverture du dossier sur le fond.
Pour étayer leur demande, les conseils d’Ousmane Sonko mettent en avant l’existence d’un « fait nouveau », élément clé en matière de révision judiciaire. Il s’agirait, selon eux, du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) portant sur le Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Ce document, dont le contenu est jugé déterminant par la défense, pourrait, s’il est retenu par la juridiction, rebattre les cartes dans cette affaire hautement sensible.
