À moins de soixante jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, prévue du 17 mars au 3 avril, un rebondissement majeur vient bouleverser l’organisation du tournoi. Initialement désigné pays hôte, le Maroc aurait renoncé à accueillir la compétition, ouvrant ainsi la voie à l’Afrique du Sud pour reprendre le flambeau.
L’information n’a, pour l’heure, fait l’objet d’aucune communication officielle de la part des autorités marocaines ni de la Confédération africaine de football (CAF). Elle a toutefois été confirmée publiquement par les autorités sud-africaines. Le royaume chérifien, choisi pour organiser une nouvelle fois la phase finale de la CAN, se serait retiré à la dernière minute, quelques semaines seulement après avoir perdu la finale de la CAN masculine à domicile face au Sénégal.
C’est la vice-ministre sud-africaine des Sports, des Arts et de la Culture, Peace Mabe, qui a annoncé la nouvelle ce dimanche, lors d’une cérémonie honorant les acteurs du sport national. Selon elle, l’Afrique du Sud accueillera bel et bien la CAN féminine 2026, une compétition qui servira également de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027, prévue au Brésil.
« Ce soir, j’ai le plaisir d’annoncer que l’Afrique du Sud organisera la CAN féminine 2026 », a déclaré Peace Mabe, confirmant ainsi la prise en charge de l’événement par son pays, alors même que le tirage au sort a déjà eu lieu depuis le 15 janvier.
Si les raisons exactes du désistement marocain demeurent floues, la responsable sud-africaine a insisté sur la capacité et la disponibilité immédiate de son pays. « Nous avons saisi cette opportunité parce que nous disposons des infrastructures et du soutien nécessaires. Lorsque le Maroc a indiqué qu’il ne pouvait plus accueillir le tournoi, nous avons répondu présents. C’est aussi simple que cela », a-t-elle expliqué à SABC Sport.
Face au délai extrêmement court avant le début de la compétition, Peace Mabe s’est voulue rassurante. Forte de son expérience dans l’organisation d’événements sportifs d’envergure, notamment la Coupe du monde masculine de 2010, l’Afrique du Sud se dit prête à relever le défi. « Nous avons récemment accueilli plusieurs compétitions internationales avec succès. Nos infrastructures sont opérationnelles et nos stades répondent aux standards requis. Dans 60 jours, nous serons prêts. Il s’agit désormais de mettre en place les mécanismes nécessaires, et le travail commence dès maintenant », a-t-elle assuré.
Quoi qu’il en soit, ce retrait de dernière minute constitue un nouveau revers majeur pour le Maroc, qui laisse planer de nombreuses interrogations à quelques semaines seulement d’un rendez-vous continental crucial pour le football féminin africain.
