Certains y ont vu un rétropédalage, mais il n’en est rien. Selon l’avocat Pape Djibril Kanté, inscrit au barreau du Québec (Canada), le Président de la République Bassirou Diomaye Faye ne s’est point renié en invitant le patronat français à investir au Sénégal. À en croire la robe noire, invitée de l’émission Objection de ce dimanche sur Sud Fm, le Chef de l’État et son parti, Pastef, n’ont jamais été dans une logique de rupture totale avec la France.
« Ce qui nous intéresse dans cette visite c’est qu’est-ce qui va s’améliorer dans le climat des affaires au Sénégal. Le discours du Chef de l’État devant les investisseurs français je l’ai trouvé classique comme d’habitude, rien de spectaculaire. L’objectif était de rassurer les investisseurs français qui sont quand-même là dans le pays. Je pense à Eiffage, Total, etc. qui sont des emblèmes du secteur privé français », souligne-t-il d’emblée.
L’idée, d’après Me Kanté, « c’est de dire aux investisseurs que le Sénégal reste ouvert aux partenariats ». « Le Président est dans une logique de rééquilibrer la relation, non de rupture comme d’autres détracteurs le pensent », précise-t-il.
Face aux investisseurs français, à Paris la semaine dernière, le Président Diomaye Faye, d’un ton rassurant, a déclaré que « le Sénégal est prêt à jouer le match de l’avenir ». « Le Sénégal demeure un pays ouvert à tous les partenaires et a su instaurer un environnement stable, prévisible et durable. Il est propice à la sécurité et à la protection des investissements », a-t-il souligné.