À peine deux mois après le début de son exploitation, l’or noir sénégalais s’impose déjà comme un pilier stratégique de l’économie nationale. Les premières statistiques livrées par le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) révèlent que l’activité a généré une valeur financière estimée à 1 536 milliards FCFA, dont environ 67 milliards FCFA directement reversés à l’État. L’information est donnée par lemarche, un magasine économique spécialisé.
En plus clair, depuis cette date, la production cumulée atteint 38,01 millions de barils, dont 37,35 millions ont trouvé preneur sur le marché international. Les cargaisons sénégalaises ont déjà pris la route de destinations stratégiques telles que la Chine, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, les États-Unis et Oman, ajoutent nos confrères.
Le champ pétrolier de Sangomar, entré en production en juin 2024, joue un rôle central dans cette dynamique. Sa capacité de 100 000 barils par jour permet au pays de tenir un rythme constant. En 2024, près de 16,9 millions de barils avaient déjà été extraits, dépassant largement l’objectif initial de 11,7 millions. Pour 2025, l’ambition affichée est de porter la production à 30,5 millions de barils.
Ces résultats confirment les fortes attentes suscitées par l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures. Si les retombées économiques sont indéniables, les autorités insistent sur la nécessité d’une gestion transparente et durable de ces ressources, afin que le pétrole profite au développement national sur le long terme.