Le lutteur poids lourd Gris Bordeaux est monté au créneau dans le débat sensible portant sur la divulgation publique du statut sérologique de personnes citées dans le cadre de la traque contre l’homosexualité et d’affaires présumées de transmission volontaire du VIH/Sida. Prenant clairement le contrepied du Premier ministre, le patron des 3 Tigres de l’écurie Fass a exprimé une position ferme en faveur de la dénonciation publique.
« Non, Monsieur le Premier ministre, toute personne qui transmet le VIH/SIDA volontairement doit être dénoncée, exposée, voire même vilipendée partout », a-t-il déclaré. Pour le chef de file de l’écurie Fass, la protection de la collectivité doit primer sur toute autre considération. « La santé n’a pas de prix, et la santé publique doit passer avant les individualités », a-t-il insisté, estimant que la dénonciation constituerait, selon lui, un moyen de dissuasion et de protection.
Cette sortie intervient alors que, mardi, devant les députés à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a fermement condamné la publication dans la presse du statut sérologique de certaines personnes mises en cause. Le chef du gouvernement a jugé ces divulgations inadmissibles, soulignant qu’elles portent atteinte à la vie privée et causent des préjudices graves aux familles concernées.
Ces prises de position opposées illustrent la sensibilité du débat, à la croisée des impératifs de santé publique, du respect des droits individuels et de la protection de la dignité humaine.
