Invité de la RFM, Mame Mactar Guèye est revenu sur la polémique née après les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. L’activiste, figure de l’ONG Jamra, a tenu à clarifier sa position concernant la supposée publication d’une liste de personnes présentées comme homosexuelles, tout en répondant directement au chef du gouvernement.
Selon lui, il n’a jamais été question de rendre publique une telle liste sur les réseaux sociaux. « Il enfonce une porte déjà ouverte », a-t-il déclaré, estimant que sa position a toujours été constante face aux interpellations de l’opinion.
Il affirme avoir répété à plusieurs reprises que ce document, évoqué dans le débat public, n’était pas destiné à être diffusé en ligne mais transmis exclusivement aux autorités compétentes. Il met d’ailleurs au défi quiconque de produire une déclaration écrite ou vidéo dans laquelle il annoncerait son intention de publier les noms concernés.
Poursuivant son argumentaire, Mame Mactar Guèye rejette également toute accusation liée à la divulgation d’informations médicales ou personnelles. Il soutient n’avoir jamais affirmé qu’il rendrait publiques des données sensibles concernant l’état de santé de qui que ce soit. À ses yeux, les critiques formulées à son encontre déforment ses propos. Il insiste sur le fait qu’il convient, dans un débat aussi sensible, de rapporter fidèlement les déclarations sans y ajouter ni retrancher quoi que ce soit.
L’activiste estime par ailleurs que si une liste avait réellement été publiée, les conséquences auraient pu être graves et incontrôlables. Il affirme que sa démarche visait, selon lui, à éviter toute forme de violence ou de vindicte populaire, soulignant que la diffusion de tels noms aurait pu entraîner des représailles dans différents quartiers du pays.
Revenant sur les faits, il rappelle avoir remis, le 13 novembre 2019, un document aux autorités de l’État contenant, selon lui, des informations sur plusieurs associations qu’il considère comme agissant en contradiction avec les lois en vigueur.
Son objectif, explique-t-il, était que l’État examine la situation, convoque les responsables concernés et procède, le cas échéant, au retrait des récépissés ou à la dissolution des structures incriminées. Il affirme avoir attendu des autorités, et particulièrement du Premier ministre, des mesures administratives fermes, notamment par l’entremise du ministère de l’Intérieur.
À travers cette sortie médiatique, Mame Mactar Guèye dit vouloir rétablir sa version des faits et clarifier ce qu’il considère comme un malentendu, tout en réaffirmant que son action, selon lui, s’inscrivait dans une démarche institutionnelle et non dans une logique d’exposition publique.
