« Il a attaqué le Président Diomaye» : Le Procureur ordonne l’arrestation d’Azoura Fall, proche de Ousmane Sonko

Le Procureur de la République, Ibrahima Ndoye, n’aura pas tardé à réagir. Selon des informations rapportées par MF INFO, le chef du parquet a ordonné l’arrestation d’Azoura Fall, à la suite d’une sortie médiatique jugée particulièrement virulente contre le Président Bassirou Diomaye Faye.

D’après la même source, Azoura Fall, présenté comme militant du PASTEF et proche du Premier ministre Ousmane Sonko, est désormais dans le viseur des autorités judiciaires. Pour l’heure, les raisons exactes ayant motivé la décision du maître des poursuites n’ont pas été officiellement précisées. Le parquet, qui pilote le dossier dans la plus grande discrétion, indique toutefois qu’une communication plus détaillée pourrait intervenir ultérieurement afin d’éclairer l’opinion publique.

Toujours selon nos informations, le dossier serait suivi de près par la Section de Recherches (SR) de Colobane, chargée de procéder à son interpellation. Cependant, Azoura Fall serait actuellement introuvable. Les gendarmes auraient engagé des recherches actives pour le localiser et l’entendre sur les faits qui lui sont reprochés. Cette situation alimente déjà les spéculations sur les réseaux sociaux, où les réactions se multiplient entre partisans et détracteurs.

Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par une vigilance accrue des autorités face aux déclarations publiques susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux institutions. Si la nature exacte des propos incriminés n’a pas encore été rendue publique, plusieurs observateurs évoquent des déclarations considérées comme offensantes ou excessives à l’endroit du chef de l’État.

Pour rappel, Azoura Fall n’en est pas à son premier différend avec la justice. Il y a quelques mois, il avait déjà été cité dans une affaire judiciaire, mais avait finalement échappé aux poursuites grâce à la présentation d’un certificat médical. Cet antécédent pourrait-il peser dans l’appréciation du parquet cette fois-ci ? La question reste posée.

En attendant une éventuelle interpellation ou une clarification officielle du parquet, cette nouvelle procédure relance le débat sur la liberté d’expression, les limites du discours politique et la responsabilité des acteurs engagés dans l’espace public. Les prochains jours s’annoncent déterminants pour la suite de ce dossier qui suscite déjà un vif intérêt au sein de l’opinion.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *