La Coalition Diomaye Président a annoncé l’exclusion de Bougar Diouf, à la suite de déclarations publiques dans lesquelles celui-ci appelait à soutenir la candidature de l’ancien chef de l’État Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Cette prise de position, jugée incompatible avec la ligne politique de la coalition, a suscité de vives réactions au sein de l’alliance. Les responsables estiment qu’elle constitue une entorse aux engagements pris par les membres, notamment en ce qui concerne le soutien exclusif aux orientations définies par le mouvement.
C’est depuis Munich, en marge de la Conférence internationale sur la sécurité, que Aminata Touré, chargée de porter la parole de la coalition, a officialisé la décision. L’ancienne Première ministre a indiqué que les propos tenus par Bougar Diouf lors de sa récente conférence de presse étaient « en contradiction totale avec les principes fondateurs » de la Coalition Diomaye Président.
« Monsieur Bougar Diouf s’est auto-exclu de la Coalition Diomaye Président et n’est plus membre de notre organisation », a déclaré Aminata Touré, plus connue sous le nom de Mimi Touré. Elle a précisé que des avertissements lui avaient été adressés auparavant, sans qu’ils ne soient suivis d’effet.
Profitant de cette sortie, la coalition a tenu à rappeler l’importance de la discipline interne et du respect des engagements politiques. Selon ses responsables, chaque membre a signé une lettre d’adhésion l’engageant à soutenir exclusivement la vision et les orientations du président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que les décisions collectives prises dans le cadre de l’alliance.
Aminata Touré a également mis en garde contre les fuites d’informations et les prises de position individuelles non concertées. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la confidentialité des échanges internes, estimant que la cohésion et la solidité de la coalition en dépendent.
Dans la foulée de cet incident, la Coalition Diomaye Président a annoncé une série de mesures destinées à renforcer son organisation interne. Parmi celles-ci figure un audit des membres, visant à vérifier de manière minutieuse la liste des adhérents et leur niveau d’implication.
Par ailleurs, un « nettoyage numérique » est également envisagé. Le groupe de discussion interne, qui compte actuellement près de 400 membres, devrait être supprimé puis reconfiguré afin de garantir une meilleure sécurisation des échanges et d’éviter toute diffusion non autorisée d’informations stratégiques.
Les responsables de la coalition affirment que ces mesures s’inscrivent dans une volonté de consolider la discipline, de préserver l’unité du mouvement et de prévenir à l’avenir des situations similaires.
