Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé ce mardi 17 mars la mort de Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, lors de frappes nocturnes menées à Téhéran. Une information relayée par des médias israéliens, mais qui n’a pas encore été officiellement confirmée par les autorités iraniennes.
Proche de Ali Khamenei, dont il était un fidèle allié, Ali Larijani était considéré comme l’un des hommes les plus influents du régime. Depuis le début de la guerre, il était présenté comme l’un des principaux stratèges de la riposte iranienne face à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Quelques jours plus tôt, le 13 mars, il s’était affiché publiquement lors d’un rassemblement de soutien aux Palestiniens à Téhéran, dans un geste perçu comme un défi.
Dans le même temps, l’armée israélienne affirme avoir éliminé, lors d’une autre frappe nocturne, Gholamreza Soleimani, chef de la milice des Bassidj, ainsi que son adjoint Kassem Kureshi. Cette force paramilitaire est considérée comme un pilier du dispositif sécuritaire iranien.
Durant les années où Gholamreza Soleimani dirigeait les Bassidj, cette milice a été accusée d’avoir joué un rôle central dans la répression de plusieurs mouvements de contestation en Iran, notamment celui baptisé « Femme, Vie, Liberté » en 2022, ainsi que les récentes vagues de manifestations.
Selon des sources israéliennes, ces frappes ciblées s’inscrivent dans une série d’opérations ayant déjà visé plusieurs hauts responsables iraniens depuis le début du conflit. Elles constitueraient un coup sévère porté à la chaîne de commandement et aux capacités de coordination de l’appareil sécuritaire iranien.
