L’annonce du placement sous mandat de dépôt de l’animateur Pape Cheikh Diallo, du rappeur Djiby Dramé ainsi que de leurs co-inculpés a suscité une vive émotion, hier, dans le cabinet du juge d’instruction près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, rapporte le quotidien Les Échos.
Selon des témoins présents sur place, le moment où la décision est tombée a été particulièrement éprouvant pour les mis en cause. Confrontés à la gravité des charges retenues contre eux et à la perspective d’un séjour en détention provisoire, plusieurs prévenus n’ont pu contenir leurs larmes. L’atmosphère, déjà lourde tout au long de la procédure, s’est alors chargée d’une forte tension, chacun prenant pleinement conscience des conséquences judiciaires et personnelles de cette affaire.
L’audience a été marquée par des scènes d’émotion rarement observées dans ce type de dossier. Des proches venus assister aux formalités judiciaires ont également été bouleversés, certains tentant d’adresser des mots de réconfort aux inculpés avant leur transfert vers la maison d’arrêt.
Mais c’est surtout l’intervention de Pape Cheikh Diallo qui a retenu l’attention. Très affecté, la voix tremblante et visiblement submergé par l’émotion, l’animateur a laissé échapper quelques mots qui ont profondément marqué l’assistance : « Je ne suis pas un bandit… ». Une déclaration poignante, prononcée dans un silence presque total, qui a illustré la détresse du prévenu face à la situation.
Cette scène, chargée d’émotion, témoigne de la gravité d’une affaire désormais entre les mains de la justice. Les inculpés devront attendre la suite de l’instruction pour être fixés sur leur sort, tandis que l’opinion publique continue de suivre avec attention l’évolution de ce dossier qui suscite déjà de nombreux commentaires.
