La cybersécurité occupe désormais une place centrale dans les stratégies de transformation numérique en Afrique. Ce constat a été partagé ce mardi à Dakar par Pascal Naudin, responsable commercial Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest et Afrique centrale chez Kaspersky, en marge de la conférence KNext Dakar 2026.
Selon lui, la digitalisation croissante des administrations et des entreprises expose davantage les organisations aux cyberattaques, rendant la sécurité numérique indispensable. « La prise de conscience est réelle », a-t-il souligné, rappelant qu’il y a encore quelques années, la sécurité informatique était peu intégrée dans les pratiques professionnelles sur le continent.
Les échanges ont porté sur l’évolution des menaces, notamment les attaques par ransomware, le vol de données et la compromission d’identités numériques. Pascal Naudin a insisté sur le fait que les cybercriminels opèrent sans frontières et visent avant tout le gain financier.
Les données 2025 de Kaspersky confirment cette pression persistante : plus de 92 millions de cybermenaces ont été détectées en Afrique de l’Ouest, illustrant la vulnérabilité croissante des systèmes numériques dans la région.
Pour Kaspersky, la cybersécurité n’est plus un simple enjeu technique, mais un levier stratégique de résilience, de confiance et de continuité des activités. L’entreprise plaide pour un renforcement des dispositifs de protection, une meilleure sécurisation des accès numériques et une sensibilisation accrue des utilisateurs afin d’accompagner durablement la transformation numérique en Afrique.
