Le quotidien Libération, dans sa livraison du lundi 9 février 2026, met en avant en manchette une affaire qu’il décrit comme « sordide », révélant les contours d’une enquête menée par la Brigade de Recherches de la Compagnie de Keur Massar. L’opération a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes, parmi lesquelles figure l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo, une information qui a rapidement suscité un vif intérêt de l’opinion publique en raison de la notoriété du mis en cause.
D’après les éléments rapportés par le journal, douze individus ont été arrêtés dans le cadre de cette procédure judiciaire. Les faits présumés évoqués dans le dossier sont particulièrement graves et portent notamment sur des soupçons d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH/sida ainsi que de mise en danger de la vie d’autrui. L’enquête, encore en cours, cherche à établir les responsabilités de chacun et à déterminer l’étendue exacte des faits reprochés.
Toujours selon Libération, les investigations s’appuieraient en partie sur des résultats d’examens médicaux versés au dossier. Le quotidien affirme que huit des personnes mises en cause auraient été déclarées porteuses du VIH, une donnée qui confère à cette affaire une dimension sanitaire particulièrement préoccupante, en plus de son volet judiciaire. Les autorités compétentes suivraient la situation de près, notamment pour évaluer les conséquences éventuelles sur d’autres personnes susceptibles d’avoir été exposées.
Le journal revient également sur les auditions menées par les enquêteurs et rapporte certaines déclarations attribuées aux suspects. Parmi elles, celles de Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo, plus connu sous le nom de Pape Cheikh Diallo, âgé de 44 ans, animateur de télévision, qui ferait partie des personnes ayant reconnu les faits au cours de son interrogatoire, selon les informations publiées. Libération cite notamment une phrase que l’animateur aurait prononcée devant les gendarmes pour tenter d’expliquer son comportement :
« Seytaané leu, menoumassi dara… C’est plus fort que moi », des propos que le quotidien présente comme une tentative d’explication formulée lors de son audition.
Des éléments techniques au cœur de l’enquête
Toujours selon Libération, l’exploitation d’un téléphone iPhone 11 saisi par les enquêteurs aurait permis de mettre au jour l’existence de groupes de discussion et de sites qui auraient servi à organiser des rencontres sexuelles entre hommes. L’analyse de ces données numériques aurait contribué à élargir le champ de l’enquête, en permettant d’identifier plusieurs autres personnes susceptibles d’être impliquées et en aidant les enquêteurs à reconstituer les liens entre différents protagonistes.
Le journal précise également que certains des mis en cause auraient reconnu, au cours de leurs auditions, être conscients de leur statut sérologique tout en continuant à entretenir des relations sexuelles non protégées. Ces éléments, s’ils sont confirmés par la justice, pourraient constituer un aspect central du dossier, compte tenu des infractions visées par l’enquête.
Une procédure judiciaire en cours
À ce stade de la procédure, Libération indique que les personnes interpellées devraient être présentées au parquet, dans l’attente des décisions judiciaires qui seront prises par les autorités compétentes. L’enquête se poursuit et pourrait encore connaître des développements, au fur et à mesure de l’exploitation des éléments matériels et des auditions complémentaires.
Il convient de rappeler qu’à ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée. Les personnes citées dans cette affaire demeurent présumées innocentes, conformément aux principes fondamentaux du droit et au respect de la présomption d’innoc
