Malgré ses messages d’amour à Ibrahima Seck, le « Yoss » Pape Birame Bigué Ndiaye est libéré… mais pourquoi ?

Le journaliste de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Birame Bigué Ndiaye, a été remis en liberté à l’issue de sa comparution devant le juge du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Une décision judiciaire qui a surpris une partie de l’opinion, tant l’affaire avait pris une tournure sensible ces derniers jours.

Son nom s’était retrouvé au cœur d’une polémique liée à des échanges de messages à caractère affectif, présentés par certains comme des éléments à charge. Sur les réseaux sociaux, des captures supposées de « messages d’amour » ont circulé, alimentant débats, interprétations et jugements hâtifs. Mais sur le plan strictement judiciaire, la question centrale demeurait celle de la qualification pénale des faits.

Une contestation ferme devant le juge

Face au magistrat instructeur, le journaliste a formellement contesté l’intégralité des accusations portées contre lui. Selon des sources proches du dossier, il a nié toute infraction et soutenu que les éléments avancés ne constituaient en rien une preuve d’acte répréhensible au regard de la loi.

Autre élément important : un test de dépistage, dont la nature n’a pas été officiellement précisée, se serait révélé négatif. Un résultat qui aurait pesé dans l’appréciation du dossier par le juge.

Une liberté provisoire ou un dossier fragile ?

Sa remise en liberté ne signifie pas nécessairement la fin de la procédure. Elle peut traduire soit l’insuffisance d’éléments matériels justifiant une détention, soit la volonté du juge de poursuivre l’instruction sans maintien en prison.

Dans ce type d’affaires, la détention préventive répond à des critères stricts : risque de fuite, pression sur des témoins, troubles à l’ordre public ou nécessité de préserver l’enquête. Si ces conditions ne sont pas réunies, la liberté reste le principe.

Entre justice et tribunal médiatique

Cette affaire relance également le débat sur la présomption d’innocence à l’ère des réseaux sociaux. Avant même toute décision judiciaire définitive, l’opinion publique s’était déjà largement positionnée.

Pour l’heure, Pape Birame Bigué Ndiaye retrouve la liberté, mais l’enquête, elle, n’est pas close. Les prochains développements judiciaires permettront de déterminer si cette remise en liberté marque un tournant décisif ou une simple étape dans une procédure encore en cours.

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