Mboro : Mia Guissé libère son corps sur scène… et choque la toile

La scène de Mboro a mis le feu aux poudres. Mia Guissé se retrouve une nouvelle fois au centre d’une tempête médiatique après une prestation qui a fait exploser les réseaux sociaux. En cause : une séquence devenue virale montrant l’artiste très rapprochée d’un jeune homme invité sur scène. Gestes suggestifs, chorégraphie jugée provocante par une partie de l’opinion… les images ont suffi à rallumer un débat brûlant sur les limites de la performance artistique, rapporte L’Observateur.

Face à la polémique, la chanteuse ne recule pas. Elle assume, parle et tranche. Pas question, selon elle, d’une provocation calculée ou d’une volonté de choquer.

« Je n’ai jamais cherché à blesser qui que ce soit. Si certaines images ont heurté, je l’entends et je le respecte », déclare-t-elle.

Pour Mia Guissé, la scène est un espace de lâcher-prise total, où le corps accompagne l’émotion sans filtre. « Sur scène, je donne tout. Je vis la musique intensément, avec mon corps et mon cœur, pour transmettre une énergie. Mon objectif n’a jamais été de choquer, même si je comprends que cela m’oblige aujourd’hui à m’interroger sur ce que je renvoie. »

Habituée aux projecteurs autant qu’aux controverses, l’artiste sait qu’elle avance sur une ligne de crête. Déjà visée par une plainte de l’organisation Jamra pour « outrage aux bonnes mœurs », elle reconnaît que chacun de ses gestes est désormais scruté, disséqué, amplifié.

« Quand on est aussi exposée, on ne peut pas faire abstraction des réactions. Certaines critiques sont violentes, d’autres utiles. Je les écoute pour me recentrer », confie-t-elle.

Mia Guissé insiste enfin sur une frontière qu’elle juge essentielle : celle entre la scène et la vie privée. « Derrière l’artiste, il y a une femme avec des valeurs, une mère, une fille, une sœur. L’image scénique ne résume pas la personne que je suis. Ce que ma famille et mon public pensent de moi compte énormément. »

Reste que l’épisode de Mboro relance une question récurrente : jusqu’où l’audace artistique peut-elle aller sans basculer dans la provocation aux yeux d’une société profondément partagée sur ces sujets ?

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