Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) a vivement réagi au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu dans un contexte de tensions à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans un communiqué, le parti d’opposition accuse le pouvoir en place d’avoir franchi « une ligne rouge dans sa meurtrière saga ».
Selon le SEN de l’APR, la gestion des manifestations étudiantes serait révélatrice d’une gouvernance marquée par la violence. Le parti affirme que la répression du mouvement des étudiants, mobilisés pour de meilleures conditions d’études et de vie, aurait conduit à ce drame.
Après avoir présenté leurs condoléances à la famille du défunt et à ses proches, les responsables de l’APR estiment que les autorités portent l’entière responsabilité de cette tragédie, qu’ils qualifient d’« inacceptable ». Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme des dérives dans la gestion des affaires publiques et mettent en garde contre le risque de nouveaux incidents si des mesures ne sont pas prises.
Face à la gravité de la situation, l’Alliance pour la République appelle à une large mobilisation nationale. Le parti invite les organisations politiques, les syndicats et les mouvements citoyens à se joindre à leur démarche pour exiger la démission du ministre de l’Intérieur.
L’APR réclame également le retrait immédiat des forces de l’ordre de l’espace universitaire, estimant que leur présence contribue à exacerber les tensions sur le campus.
Cette prise de position intervient dans un climat particulièrement tendu, alors que le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba continue de susciter une vive émotion au sein de la communauté universitaire et dans l’opinion publique.
