L’armée a engagé, depuis le 11 mars, une opération d’envergure baptisée « Kalethiaye » dans le Nord Sindian, une zone située dans la région de Casamance, département de Bignona. Conduite par la Zone militaire N°5, cette intervention vise à éradiquer la culture de chanvre indien et à neutraliser les groupes armés opérant le long de la frontière avec la Gambie.
Selon des informations fournies par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), les premières phases de l’opération ont permis d’enregistrer des résultats significatifs sur le terrain. Les forces engagées ont procédé au démantèlement d’un réseau de trafiquants qui sévissait dans les zones de thalwegs jouxtant la bande frontalière, souvent utilisées comme refuges par les groupes criminels.
Parallèlement, de vastes superficies de champs de chanvre ont été détruites, réduisant considérablement les capacités de production des trafiquants. Plusieurs groupes armés, qui tentaient de subsister grâce à cette économie illicite, ont également été neutralisés, indique la même source. A signaler que cinq personnes ont perdu la vie du côté de l’armée.
Les opérations ont également abouti à la saisie d’importantes quantités de chanvre déjà traité, portant ainsi un coup dur aux circuits d’approvisionnement et aux réseaux de distribution. Pour l’armée, ces résultats traduisent une avancée notable dans la lutte contre un phénomène aux ramifications multiples.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, l’opération « Kalethiaye » s’inscrit dans une dynamique de lutte contre un fléau aux conséquences économiques, sociales et environnementales importantes. La culture illicite du chanvre contribue en effet à la dégradation des terres et alimente une économie parallèle échappant au contrôle de l’État.
Fidèle à sa mission régalienne, la Zone militaire N°5 affirme sa détermination à poursuivre ses efforts afin de restaurer la sécurité dans cette partie du territoire national et de priver durablement les groupes armés de leurs sources de financement.
Cette opération marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts de sécurisation de la Casamance, une région stratégique où les autorités entendent renforcer durablement la présence de l’État et la stabilité.
Ansoumana Dasylva/GMS
