L’honorable député Thierno Alassane Sall (TAS) démarre l’année 2026 avec une offensive politique qui promet de secouer le paysage sénégalais. Dans un communiqué publié ce 5 janvier par la cellule communication de la République des Valeurs / Réewum Ngor, l’ancien ministre de l’Énergie annonce une tournée d’inspection citoyenne dans les régions de Kaffrine, Tambacounda et Kédougou.
Au cœur de cette mobilisation : le projet d’électrification rurale ASER – AEE Power EPC, un dossier que TAS dénonce comme un fardeau financier pour le pouvoir en place. En posant la question qui interpelle tous les Sénégalais : « Où sont nos 37 milliards ? », le député ne se limite pas à exiger des comptes ; il fait du contrôle parlementaire un rempart contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires et budgétaires.
Pour TAS, cette initiative est une réponse directe à l’écart entre les promesses du gouvernement et la réalité du terrain. Le communiqué souligne que « l’action publique ne peut se limiter aux discours ou à une communication mensongère », mais doit être évaluée sur le terrain, à l’aune des faits concrets. L’objectif est de confronter les rapports officiels de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) à la situation réelle de villages qui attendent encore la lumière promise. Pour le leader de la République des Valeurs, la transparence est une exigence fondamentale, surtout dans un projet dont les financements espagnols semblent coincés dans des procédures opaques.
Le ton du communiqué devient plus incisif lorsqu’il s’agit d’évaluer le pouvoir en place. TAS entend profiter de son périple dans l’arrière-pays pour « montrer la réalité d’un régime démagogique, celui de PASTEF, de ses relais de propagande et de ses officines cachées ». Selon lui, ce mode de gouvernance met en danger le contrat social, joue avec la dignité des populations et compromet sérieusement l’activité économique des zones rurales. En portant la voix de ceux qu’il décrit comme les « citoyens relégués au second plan des priorités nationales », le député brosse le portrait d’un pays dont l’avenir serait menacé par des choix politiques contestables.
Même si une enquête judiciaire est en cours sur l’utilisation de l’avance de démarrage de 37 milliards de FCFA, TAS refuse de rester silencieux. Il affirme qu’il est essentiel de dénoncer publiquement la supercherie de PASTEF, estimant que « la gouvernance de l’illusion et l’imposture politique ne peuvent continuer à prospérer au Sénégal ».
Cette tournée dans le Sénégal oriental et le Saloum n’est donc pas un simple déplacement, mais un acte de résistance politique, visant à démontrer que « les populations ont le droit de savoir et de constater par elles-mêmes ».
En attendant les conclusions de la justice, le tribunal de l’opinion publique est désormais saisi par la question qui conclut le communiqué et résonne comme un cri de ralliement :
« Où sont nos 37 milliards ? »
