Le Premier ministre Ousmane Sonko est monté au créneau pour répondre aux critiques formulées par le Luxembourg au sujet de la loi récemment adoptée par l’Assemblée nationale du Sénégal, visant à durcir les peines liées à l’homosexualité.
S’exprimant publiquement sur cette question sensible, le chef du gouvernement a indiqué avoir pris connaissance de plusieurs articles évoquant une éventuelle suspension de financements par ce pays européen en réaction à cette réforme. Une perspective qu’il a fermement rejetée, estimant que le Sénégal ne saurait accepter des appuis financiers conditionnés à des exigences contraires à ses choix souverains.
« Nous n’avons pas besoin de leurs financements. Ils peuvent retourner dans leur pays et nous laisser continuer notre travail », a déclaré Ousmane Sonko, dans une prise de position sans ambiguïté.
Au-delà de cette réponse directe, le Premier ministre a insisté sur un enjeu plus large : celui de la souveraineté nationale. Selon lui, l’indépendance politique et sociale du Sénégal passe nécessairement par une réduction de sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs. « La souveraineté a un prix », a-t-il martelé, appelant les Sénégalais à faire preuve de résilience et d’engagement dans le travail.
Dans cette dynamique, Ousmane Sonko a invité à une mobilisation collective autour de l’autonomie économique, soulignant la nécessité de bâtir un modèle de développement fondé sur les ressources internes du pays. Pour lui, cette orientation est essentielle pour préserver la liberté de décision du Sénégal, notamment sur les questions sociétales et politiques.
Cette sortie du chef du gouvernement intervient dans un contexte où les relations entre certains pays africains et leurs partenaires occidentaux sont de plus en plus marquées par des tensions autour des valeurs, de la gouvernance et du respect des souverainetés nationales.
