La Société nationale de gestion du patrimoine du Train express régional (SENTER) se retrouve au centre de l’attention après la publication du rapport de son commissaire aux comptes portant sur l’exercice clos au 31 décembre 2024.
D’après les informations relayées par Le Quotidien, qui a pu consulter le document, les états financiers de l’entreprise sont jugés « réguliers et sincères », attestant d’une conformité globale aux normes en vigueur. Toutefois, au-delà de cette appréciation positive sur la fiabilité des comptes, c’est un autre aspect de la gestion qui suscite de vives interrogations : celui de la masse salariale.
En effet, les rémunérations accordées aux principaux dirigeants de la SENTER apparaissent particulièrement élevées, au point de marquer les esprits. Sur la période considérée, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 18,7 milliards de francs CFA. Mais dans le même temps, cinq hauts responsables ont perçu, à eux seuls, un montant cumulé de 306 372 086 francs CFA en l’espace de douze mois.
Dans le détail, le secrétaire général arrive en tête avec une rémunération annuelle de 70,5 millions de francs CFA, suivi du directeur administratif et financier qui a perçu 66,7 millions. Le directeur du patrimoine bâti et des services en garde n’est pas en reste, avec 54,8 millions de francs CFA. La situation est encore plus frappante en ce qui concerne la direction générale : le directeur général limogé en cours d’exercice a touché 50,4 millions de francs CFA en seulement cinq mois, tandis que son successeur a perçu 63,9 millions en huit mois.
Ces chiffres, révélés par *Le Quotidien*, alimentent le débat sur la politique de rémunération au sein de cette entreprise stratégique liée au Train express régional (TER). Si la régularité des comptes ne semble pas remise en cause, la question de l’opportunité et de la soutenabilité de telles charges salariales au sommet de la hiérarchie reste posée.
Dans un contexte économique souvent marqué par des tensions budgétaires et des attentes fortes en matière de gouvernance publique, ces niveaux de rémunération interrogent sur les priorités de gestion. Comme le souligne le journal, à la lumière de ces montants, « la crise ne semble pas atteindre les plus hauts niveaux » de la SENTER, une observation qui ne manquera pas de relancer les discussions sur la transparence et l’exemplarité dans la gestion des entreprises publiques.
