Dans son édition de ce mardi 7 avril, le quotidien *Les Échos* dresse un état des lieux de la situation des détenus incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss, dans le cadre de l’affaire dite « des présumés homosexuels et de transmission volontaire du VIH/Sida ».
Selon le journal, les conditions de détention diffèrent d’un individu à un autre, en fonction notamment de leur statut ou de leur état de santé. Toutefois, une constante semble se dégager : une atmosphère lourde et éprouvante pour les détenus. « Il y en a qui broient du noir », rapporte le quotidien, évoquant un climat psychologique difficile au sein de l’établissement pénitentiaire.
Par ailleurs, la question des visites familiales reste un point sensible pour plusieurs détenus. D’après la même source, certains d’entre eux attendent toujours d’être affectés dans une cellule numérotée, condition indispensable pour pouvoir recevoir des visiteurs. Cette étape administrative, souvent longue, retarde ainsi les premiers contacts avec leurs proches, accentuant le sentiment d’isolement et d’angoisse chez certains prisonniers.
Sur le plan sanitaire, deux figures emblématiques de cette affaire retiennent particulièrement l’attention. Il s’agit d’Ouzin Keita et du chanteur religieux Ass Dione. Le journal indique que le premier est maintenu à l’infirmerie depuis son interpellation, sans plus de précisions sur son état de santé exact. Quant à Ass Dione, il y séjournait encore jusqu’à la semaine dernière. À ce jour, aucune information officielle ne permet de confirmer s’il a été transféré dans une cellule ordinaire ou s’il demeure sous surveillance médicale pour des raisons de santé.
