Trafic de Drögue: enceinte de 7 mois, elle accouche en garde à vue après son arrestation à l’AIBD

Poursuivis pour trafic international de drogue, la Sud-Africaine F. Mankonkwama et son présumé complice sénégalais F. Dione encourent une peine de 15 ans de réclusion criminelle. Cette sanction a été requise par le ministère public devant la Chambre criminelle de Mbour. Le verdict de cette affaire particulièrement suivie est attendu pour le 20 mars prochain, selon des informations rapportées par L’Observateur.

Un accouchement en pleine garde à vue

Les faits remontent au 21 février 2022 et présentent une dimension pour le moins inhabituelle. Interpellée alors qu’elle était enceinte de sept mois, la ressortissante sud-africaine, présentée comme une mule, a accouché d’un bébé prématuré dans les locaux de la gendarmerie de l’**Aéroport international Blaise Diagne** (AIBD), durant sa période de garde à vue. Déjà mère de quatre enfants, elle avait été arrêtée à sa descente d’avion en possession d’une valise renfermant 3,9 kilogrammes d’héroïne, dont la pureté était estimée à 67 %.

D’après les éléments de l’enquête, son complice présumé, F. Dione, l’attendait sur le parking de l’aéroport. Il devait ensuite la conduire dans un hôtel de Dakar, où la marchandise aurait été remise à d’autres relais.

Des aveux rétractés devant la cour

À la barre, les deux accusés ont tenté de revenir sur leurs déclarations initiales. Reprise par le quotidien du Groupe Futurs Médias, la prévenue affirme désormais qu’elle ignorait totalement la présence de drogue dans la valise, laquelle lui aurait été remise par un compatriote du nom de Ricky Diams. Elle soutient être venue au Sénégal pour un simple séjour touristique, expliquant qu’elle cherchait à s’éloigner de difficultés conjugales.

De son côté, F. Dione nie toute participation à un réseau de trafic, affirmant qu’il voulait simplement rendre service à un ami en accueillant la dame à l’aéroport.

Cependant, souligne la même source, plusieurs éléments recueillis au cours de l’enquête viennent fragiliser cette ligne de défense. Les investigations auraient notamment établi que le mis en cause avait déjà pris les dispositions pour engager un interprète et qu’une somme de deux millions de francs CFA lui aurait été promise après l’écoulement de la drogue. Autant d’éléments que la Chambre criminelle devra apprécier avant de rendre son verdict le 20 mars.

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