URGENT — Des supporters sénégalais détenus au Maroc entament une grève de la faim

La situation des supporters sénégalais arrêtés au Maroc à la suite des incidents liés à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations continue de susciter inquiétude et émotion. Ce vendredi, les 17 Sénégalais toujours en détention ont annoncé avoir entamé une grève de la faim, selon un message transmis à leur avocat, Me Kabou.

Dans cette déclaration, les détenus expliquent avoir pris cette décision après plusieurs semaines d’attente et d’incertitude quant à l’évolution de leur situation judiciaire. Ils affirment n’avoir pas été entendus par la justice depuis le 18 janvier, ce qui, selon eux, renforce leur sentiment d’abandon et d’incompréhension.

Malgré l’épreuve qu’ils traversent, les supporters tiennent à exprimer leur gratitude envers les diplomates sénégalais, les organisations et les nombreux compatriotes qui, au Sénégal comme dans la diaspora, continuent de se mobiliser pour leur cause. Ils se définissent comme « des voix pacifiques et déterminées de la teranga sénégalaise », insistant sur le caractère non violent de leur démarche.

Dans le même message, ils précisent ne nourrir aucune hostilité envers le peuple marocain, qu’ils décrivent comme un peuple frère, rappelant les liens historiques et fraternels entre les deux nations. Leur combat, disent-ils, vise uniquement à obtenir l’écoute et le respect de leurs droits, dans un esprit de dialogue et d’apaisement.

Les détenus évoquent également des difficultés de communication avec les autorités, notamment en raison de la barrière linguistique, qui compliquerait les échanges et la compréhension des procédures. Face à ces obstacles et à ce qu’ils perçoivent comme une absence de perspectives immédiates, ils déclarent avoir choisi d’entamer ce jeûne continu « dans la prière, le recueillement et la dignité », espérant que cette démarche attirera l’attention sur leur situation et permettra de débloquer leur dossier.

Sur le plan spirituel, les supporters ont par ailleurs sollicité qu’on leur facilite l’accès à des khassides ainsi qu’au Saint Coran, afin de pouvoir accompagner leur épreuve par la méditation et la pratique religieuse.

Cette nouvelle étape dans l’affaire risque de relancer le débat au Sénégal sur la prise en charge diplomatique et judiciaire du dossier, alors que les familles des détenus, elles aussi, continuent d’appeler à une issue rapide et humaine à cette crise.

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