L’enquête menée par la Brigade de recherches de la compagnie de Keur Massar vient de franchir un nouveau cap, marquant un tournant décisif dans ce dossier aux ramifications multiples. Deux nouveaux noms émergent désormais avec insistance : Zo Baldé et Dabakh, présenté comme employé de la tiktokeuse Mame Ndiaye Savon. Tous deux se retrouvent au cœur d’une procédure judiciaire dont les conséquences pénales s’annoncent particulièrement lourdes.
Les deux hommes ont été interpellés dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Cette mesure s’inscrit dans la dynamique d’une information judiciaire déjà ouverte et visant à faire toute la lumière sur des faits présumés d’une extrême gravité. Après leur arrestation, ils ont été soumis à des examens médicaux sur réquisition des enquêteurs, conformément aux procédures en vigueur.
Selon des informations concordantes, les résultats des tests de dépistage se seraient révélés positifs. Un élément déterminant qui pourrait reconfigurer l’orientation du dossier et modifier sensiblement la qualification juridique des faits reprochés. En effet, au-delà des infractions initialement visées, l’hypothèse d’une transmission volontaire du VIH/Sida prend désormais une place centrale dans l’enquête.
Le parquet envisagerait ainsi des poursuites pour transmission volontaire du VIH/Sida, une infraction sévèrement réprimée par le Code pénal sénégalais. Si, au terme de l’instruction, l’intentionnalité venait à être formellement établie, les mis en cause pourraient encourir de lourdes peines d’emprisonnement, voire des circonstances aggravantes selon les éléments retenus par le juge. L’évolution de la procédure sera donc scrutée de près, tant l’affaire suscite émoi et interrogations au sein de l’opinion.
