WhatsApp, rencontres secrètes et VIH : La Gendarmerie frappe encore un gros coup

La Brigade de recherches (BR) de Keur Massar, épaulée par d’autres unités spécialisées, notamment la Section de recherches de Saint-Louis, a intensifié ses investigations dans une affaire aux ramifications aussi complexes que préoccupantes.

Au centre de cette enquête figure un vaste réseau soupçonné d’être impliqué dans des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH et d’autres infractions graves. Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, un groupe WhatsApp servait de plateforme d’organisation et de coordination pour des rencontres sexuelles planifiées, donnant à cette affaire une dimension à la fois sanitaire et judiciaire particulièrement sensible.

Au cœur du dossier se trouve l’hôtelier Cheikh Ahmadou Guèye, interpellé à Thiès avant d’être placé sous mandat de dépôt vendredi dernier. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. D’après des informations rapportées par le journal Libération, l’exploitation de son téléphone portable a permis aux enquêteurs de mettre au jour l’existence d’un groupe structuré qui, depuis au moins deux ans, aurait organisé des rencontres via l’application de messagerie. Les échanges découverts laisseraient apparaître un système bien rodé, avec des membres réguliers et des participants occasionnels.

Les investigations ont également révélé que certains membres présumés du réseau étaient informés de leur statut sérologique. Parmi eux figureraient El Hadji Dioum, présenté comme un partenaire régulier du principal mis en cause, ainsi que Zale Mbaye, qui serait également sous traitement antirétroviral. Ce dernier aurait admis lors de son audition avoir eu des rapports non protégés, tout en citant plusieurs autres individus susceptibles d’appartenir au même cercle. Ces déclarations ont accéléré le travail des enquêteurs, soucieux de mesurer l’ampleur réelle des faits et d’identifier d’éventuelles victimes.

Dans la foulée, plusieurs interpellations ont été opérées. Parmi les personnes arrêtées figurent Dabakh, employé d’une entreprise locale, le tailleur Zo Baldé, Fallou Diop dans la banlieue dakaroise, ainsi qu’Abdourahmane Cissé, 52 ans, qui a été transféré de Saint-Louis à Dakar pour les besoins de l’enquête. Selon des sources proches du dossier, ce dernier aurait confirmé certains faits au cours de son audition, renforçant les soupçons des gendarmes quant à l’existence d’un réseau organisé et structuré.

À ce stade, la traque se poursuit. Des avis de recherche ont été émis contre d’autres suspects présumés, tandis que les autorités judiciaires entendent faire toute la lumière sur cette affaire aux implications multiples. La gendarmerie assure que les investigations continueront jusqu’à l’identification complète des ramifications du réseau, dans un contexte où les enjeux sanitaires et pénaux demeurent particulièrement élevés.

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