Le Commissariat d’arrondissement de Thiaroye poursuit activement ses investigations dans l’affaire de la violente agression survenue au quartier Saliou Ndir et vient de mettre la main sur un deuxième suspect présumé impliqué dans cette expédition punitive qui avait profondément choqué les habitants de la localité.
Selon des sources policières, les faits remontent à la nuit du 8 avril 2026. Ce soir-là, aux environs de 23 heures, un homme avait été sauvagement attaqué par un groupe d’individus après avoir été accusé de vol de bétail. La victime, prise à partie sans qu’aucune preuve formelle ne soit établie, avait été violemment rouée de coups à l’aide de briques et d’objets contondants. Les agresseurs l’avaient laissée inconsciente, grièvement blessée à la tête, avant de prendre la fuite.
Outre les violences subies, la victime avait également été dépouillée de ses effets personnels. Les assaillants auraient emporté une somme de 18 000 F CFA, un téléphone portable ainsi qu’une bague, aggravant davantage la gravité des faits reprochés au groupe.
Dans le cadre de l’enquête ouverte après cette agression, les éléments de la Brigade de Recherches du commissariat de Thiaroye ont exploité plusieurs renseignements opérationnels ayant permis, le 6 mai 2026, de localiser puis d’interpeller un second suspect. Il s’agit d’un marchand domicilié dans le quartier, soupçonné d’avoir participé à l’attaque avec quatre autres individus.
Conduit dans les locaux de la police pour audition, le mis en cause aurait tenté de minimiser son rôle dans l’agression. D’après les enquêteurs, il a nié avoir porté les coups les plus violents, désignant un autre membre présumé du groupe comme principal auteur des sévices infligés à la victime. Malgré ses dénégations, les éléments recueillis au cours de l’enquête ont conduit les policiers à le placer en garde à vue pour les besoins de la procédure.
Les investigations avaient déjà permis l’arrestation d’une dame âgée de 75 ans, présentée comme étant à l’origine des accusations de vol de deux moutons ayant déclenché cette expédition punitive. La septuagénaire avait été déférée le 10 avril 2026 devant le parquet compétent. Les enquêteurs lui reprochent notamment d’avoir mobilisé son fils, décrit comme un repris de justice, ainsi que plusieurs complices pour s’en prendre violemment à la victime.
La police précise que les recherches se poursuivent afin de retrouver les autres membres de la bande toujours en cavale. Les autorités sécuritaires assurent rester pleinement mobilisées pour lutter contre les actes de justice populaire et les violences collectives.
