Ancien président de l’Assemblée nationale et figure de l’Alliance pour la République (APR, opposition), Amadou Mame Diop a affirmé que la priorité politique de sa formation est de reprendre les rênes du pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2029. Il s’exprimait dans un entretien accordé à L’Observateur, paru ce lundi 05 janvier.
Pour le responsable de l’APR, cette ambition s’inscrit en réaction à ce qu’il qualifie de gestion défaillante et confuse du président Bassirou Diomaye Faye, estimant que son action affiche un bilan « désastreux » à tous les niveaux après deux années d’exercice. Il évoque notamment un recul des libertés publiques, marqué, selon lui, par des interpellations arbitraires et une pression accrue sur l’opposition, en particulier les cadres de l’APR, mais aussi des journalistes et des acteurs de la société civile.
Dénonçant une justice qu’il juge alignée sur une logique de règlement de comptes, l’ancien collaborateur de Macky Sall a réclamé la libération de l’ensemble des détenus politiques, citant entre autres Lat Diop, Moustapha Diop, Mansour Faye et Pape Malick Ndour. Il a par ailleurs insisté sur le cas de Farba Ngom, qu’il décrit comme « le plus préoccupant », compte tenu de son état de santé attesté par des médecins agréés.
Sur le plan économique, Amadou Mame Diop estime que son parti doit revenir au pouvoir pour redresser une économie qu’il considère gravement fragilisée en moins de deux ans. Il soutient qu’au moment du départ de Macky Sall, en avril 2024, « les indicateurs étaient positifs ». Aujourd’hui, regrette-t-il, le climat des affaires s’est détérioré, la confiance des investisseurs s’est érodée et les ménages subissent les conséquences de l’impréparation des actuels dirigeants.
