Le monde des médias sportifs africains est sous le choc après l’annonce successive de la mort de deux professionnels de la communication à Rabat, au Maroc, dans le cadre de la CAN 2025.
Le drame a débuté le mercredi 14 janvier, avec la découverte du corps de Mohamed Soumaré, célèbre journaliste et consultant malien, dans sa chambre d’hôtel. Figure incontournable du paysage médiatique malien, il était officier média du Stade Malien de Bamako et responsable marketing de la Ligue professionnelle. Sa disparition, survenue quelques heures avant les demi-finales, avait déjà provoqué une onde de choc parmi les journalistes présents pour couvrir la compétition.
À peine deux jours plus tard, Audry Ibohn Njoh, journaliste et cadre camerounais, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel vendredi 16 janvier. Certaines sources le présentent comme collaborateur de l’entreprise MTN, d’autres comme membre actif du corps médiatique couvrant la CAN. Sa disparition vient s’ajouter à cette série noire qui secoue la communauté des journalistes africains présents à Rabat.
Ces décès rapprochés suscitent de nombreuses interrogations au Media Center de la CAN. Les autorités marocaines ont ouvert des enquêtes pour déterminer les causes exactes, mais le silence officiel alimente rumeurs et inquiétudes. De nombreux confrères, parmi eux Hervé Kemdom et Charles Douglas Ndemba, ont exprimé leur douleur et leur incompréhension, soulignant un climat de lourdeur qui ternit la fin de cette 35e édition de la CAN.
La communauté médiatique africaine prévoit d’organiser des moments de recueillement collectif à Rabat pour honorer la mémoire de ces deux disparus. Mohamed Soumaré restera dans les mémoires comme une véritable bibliothèque vivante du football africain, reconnu pour son calme légendaire et la pertinence de ses analyses. Audry Ibohn Njoh, quant à lui, est salué pour son engagement auprès des Lions Indomptables et sa présence constante lors des grands rendez-vous sportifs du continent.
Alors que la finale de la CAN 2025 s’est tenue ce dimanche soir, remportée par le Sénégal, le football africain pleure deux de ses voix, parties trop tôt alors qu’elles étaient en mission de couverture médiatique.
