Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé de renvoyer à l’Assemblée nationale la proposition de loi portant modification du Code électoral pour une seconde lecture, après avoir constaté l’existence de deux versions différentes du texte transmis à la Présidence. Le projet de loi, adopté le 28 avril 2026 par les députés, avait déjà provoqué de vives tensions sur la scène politique.
Dans une communication officielle, la Présidence de la République évoque une « erreur matérielle » qui aurait été corrigée en concertation avec les services de l’Assemblée nationale. De son côté, le président de l’institution parlementaire parle plutôt d’ajustements techniques effectués sur le document adopté.
Cette situation a ravivé les critiques de l’opposition, qui dénonce une réforme électorale menée sans consensus et une procédure parlementaire jugée précipitée. Les opposants estiment que les conditions d’adoption du texte soulèvent des interrogations sur la transparence et la régularité du processus législatif.
Le texte retourne désormais devant les députés pour un nouvel examen, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes divergences autour de la révision du Code électoral.
