Disparition de Gilbert Sambou : ses camarades d’armes exigent toute la lumière

Ils étaient tous de blanc vêtus les frères d’armes de Fulbert Sambou. Les visages graves, ruminent certainement une colère noire. Les circonstances de la mort de leur camarade de la classe 1998 en référence à leur promotion de Dakhar Bango. Sur les T-shirts blancs qu’ils arborent, sont griffonnés : ”la classe 1998 réclame de la lumière pour Fulbert Sambou”.
 
C’est l’objet de cette rencontre tenue aux HLM Patte d’Oie, précisément à la place des cultures urbaines. Dans l’entendement de ces anciens soldats, leur frère d’armes est mort d’un assassinat. Et en premier sur le banc des accusés, Macky Sall et ses compagnons selon les termes de Babacar Camara porte-parole de ce collectif. Qui désormais se fait comme point d’honneur la recherche de la lumière sur les circonstances de la mort de Gilbert Sambou.

“Nous sommes loin de douter que les assassins de Gilbert Sambou soient Macky Sall et son régime. Nous n’en doutons pas”, a martelé l’homme qui se targue d’avoir survécu à la bataille de Bissau.
 
En mai 1998, une atroce guerre civile avait éclaté en Guinée Bissau. Et Bissau, la capitale a été le théâtre de rudes combats de rue. Cette guerre opposait les troupes de Nino Vieira alors président de la République à son chef d’état-major des armées Ansoumana Mane.
 
Le Sénégal y avait convoyé des soldats dans le cadre d’une opération de maintien de la paix. Ce contingent était en majorité composé de soldats venant directement de Bango qui n’avaient pas achevé leur formation. En faisaient partie Gilbert Sambou, Babacar Diouf et tous les autres présents à cette rencontre.
    
Cette parenthèse, de leur vie de soldat, ils l’ont mise en exergue. “C’était, informe le rescapé de Bissau, pour vous donner une idée sur le parcours de Gilbert et tous ces hommes qui sont là”.
 
Babacar Diouf, la voix enrouée, éclate en sanglots sous le coup de l’émotion. De grosses larmes dégoulinant de ses yeux, une barbe bien taillée absorbe quelques gouttes. Après, quelques secondes, il reprend. “Gilbert Sambou ne s’est jamais noyé. Il a été assassiné. Et nous continuerons d’accuser Macky Sall et ses complices.
 
“Je pense que quand un soldat disparaît, naturellement, ce sont ses chefs qui doivent se lancer à sa recherche et en informer l’opinion par le biais de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA)”, s’insurge et s’interroge l’ancien soldat.
 
La bataille pour faire jaillir la lumière sur les circonstances de la mort de Fulbert Sambou, à en croire Babacar Diouf et ses camarades ne fait que commencer. Toutes les voies légales et légitimes sont envisageables pour faire éclater au grand jour la vérité.
 
 

 

 

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