Rien ne semble devoir calmer les esprits. Au lendemain de la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la CAN 2025, acquise au terme d’un scénario pour le moins chaotique, de nouveaux éléments viennent éclairer les conditions troubles de l’avant-match vécues par les Lions de la Teranga à Rabat.
Déjà, avant la rencontre, la Fédération sénégalaise de football (FSF) avait publié un communiqué pointant du doigt « plusieurs dysfonctionnements » liés à l’accueil de la délégation sénégalaise. Après le sacre, certains joueurs sont allés plus loin, laissant entendre que la vague de forfaits enregistrée dans le camp sénégalais ne relèverait pas d’une simple coïncidence.
Quelques minutes seulement avant le coup d’envoi, le sélectionneur Pape Thiaw a dû composer avec un coup dur majeur : le forfait de Krépin Diatta, annoncé titulaire au poste de latéral droit. Le joueur de l’AS Monaco a été victime d’un malaise lors de l’échauffement et a quitté la pelouse, soutenu par le staff médical. Une scène inquiétante, rapidement suivie par celle d’Ousseynou Niang, milieu de terrain de l’Union Saint-Gilloise, également contraint de renoncer après s’être senti mal, sans que la nature exacte de son indisposition ne soit immédiatement précisée.
En zone mixte, les langues ont commencé à se délier. « Il s’est passé beaucoup de choses avant ce match », a confié Ismail Jakobs, évoquant des révélations à venir. Le latéral gauche a cité nommément Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr, révélant que le milieu de terrain de Tottenham s’était lui aussi senti souffrant à l’approche du coup d’envoi.
Même discours du côté de Pape Gueye, auteur du but décisif, qui a tenu à rendre hommage en conférence de presse aux « trois joueurs qui ne se sont pas sentis bien » avant la finale. Selon plusieurs sources locales, Lamine Diatta, membre du staff technique sénégalais, aurait également été victime d’un malaise.
Autant d’éléments troublants qui alimentent la polémique et renforcent le climat de suspicion autour de cette finale déjà marquée par la tension, les contestations et une atmosphère explosive. Une chose est sûre : les coulisses de la CAN 2025 n’ont pas fini de livrer leurs secrets.
