Grave dérapage : Karim Xrum Xax jure de tuer Pape Cheikh Diallo si… (Vidéo)

L’activiste Abdou Karim Guèye, plus connu sous le nom de Karim Xrum Xax, se retrouve au cœur d’une vive controverse après la diffusion d’une courte séquence vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Dans cet extrait de quelques secondes, il tient des propos d’une extrême gravité à l’encontre de l’animateur Pape Cheikh Diallo, actuellement placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire dite de la « transmission volontaire du VIH » et d’« actes contre nature », un dossier qui implique au total dix-sept personnes.

Des propos aux conséquences judiciaires possibles

Dans la vidéo, l’activiste déclare qu’il serait prêt à « tuer » l’animateur. Une affirmation qui, même prononcée dans un contexte émotionnel ou polémique, pourrait avoir des conséquences judiciaires lourdes. En droit pénal sénégalais, les menaces de mort proférées publiquement peuvent constituer une infraction, surtout lorsqu’elles visent une personne identifiée.

Si le procureur de la République décide de s’auto-saisir, ou si un tiers – notamment la défense de l’animateur ou un citoyen – dépose une plainte, Abdou Karim Guèye pourrait être convoqué pour s’expliquer sur ses déclarations. La diffusion massive de la séquence renforce en effet la dimension publique des propos incriminés.

Un climat déjà électrique autour de l’affaire

L’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo suscite depuis plusieurs jours un torrent de réactions sur les plateformes numériques. L’animateur, connu du grand public pour ses émissions médiatiques, a été arrêté avec dix-sept autres hommes dans une procédure judiciaire particulièrement sensible.

À ce stade, les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence, principe fondamental garanti par la Constitution sénégalaise et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Aucune condamnation n’a encore été prononcée, et l’instruction suit son cours.

Dans ce contexte déjà tendu, les propos appelant à la violence viennent ajouter une couche supplémentaire de crispation. Plusieurs observateurs estiment que de telles déclarations risquent d’influencer l’opinion publique et d’exacerber les tensions sociales.

Liberté d’expression et limites légales

Le cas relance le débat sur les limites de la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux. Si la liberté d’opinion est un droit fondamental, elle n’autorise ni l’appel à la violence ni les menaces contre l’intégrité physique d’autrui.

Les activistes et influenceurs, de par leur audience, ont une responsabilité particulière dans la portée de leurs paroles. Une déclaration perçue comme une incitation à la violence peut être qualifiée d’infraction pénale, indépendamment du fait qu’elle soit formulée sous le coup de l’émotion ou dans un registre polémique.

Vers une réaction du parquet ?

Pour l’heure, aucune communication officielle du parquet n’a été faite concernant ces propos. Toutefois, au regard de la gravité des mots employés, une réaction judiciaire n’est pas à exclure. L’auto-saisine du procureur est une possibilité lorsque des faits susceptibles de constituer une infraction sont portés à la connaissance de l’autorité judiciaire, notamment via des contenus diffusés publiquement.

Si une procédure venait à être engagée, Abdou Karim Guèye pourrait être entendu pour menaces de mort ou incitation à la violence, selon la qualification retenue par le ministère public.

Un appel à la retenue

Au-delà des aspects strictement judiciaires, cette séquence rappelle la nécessité d’une plus grande responsabilité dans le traitement des affaires sensibles. Alors que l’enquête concernant Pape Cheikh Diallo et les autres prévenus suit son cours, les appels à la violence ne peuvent que fragiliser le débat public et compromettre la sérénité nécessaire à l’administration de la justice.

Dans un État de droit, les différends se règlent devant les tribunaux et non sur la place publique numérique. La justice, seule, est habilitée à établir les faits et à prononcer d’éventuelles sanctions, dans le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

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