L’enquête dans l’affaire impliquant le journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye et Ibrahima Magib Seck connaît de nouveaux rebondissements. Selon des sources proches du dossier, les échanges qualifiés de « messages d’amour » entre les deux hommes auraient débuté en 2022, soit plusieurs années avant l’éclatement public de l’affaire.
D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, les premiers contacts entre les deux protagonistes remonteraient à cette période. Des conversations via messagerie instantanée auraient progressivement évolué vers des échanges plus personnels, certains étant présentés aujourd’hui comme ambigus ou à connotation affective. L’exploitation des téléphones et supports numériques saisis dans le cadre de la procédure aurait permis de retracer la chronologie de ces discussions.
De son côté, le journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye évoque un « harcèlement » dont il aurait été victime de la part d’Ibrahima Magib Seck. Il soutient que certains messages et sollicitations répétées lui auraient causé un profond malaise, parlant d’insistance et de pressions. Ses déclarations ont été consignées dans le cadre de l’enquête en cours.
Autre élément versé au dossier : des tests de dépistage du VIH effectués sur le journaliste sont revenus négatifs, selon des sources concordantes. Une information qui intervient dans un contexte où des rumeurs et spéculations circulaient sur les réseaux sociaux, alimentant une vive polémique. Les proches du journaliste dénoncent d’ailleurs « une tentative de salissure » et appellent à la retenue, rappelant que l’enquête suit son cours.
Parallèlement, les investigations menées par les services compétents ont conduit à deux nouvelles arrestations. Les personnes interpellées seraient soupçonnées d’avoir joué un rôle dans la diffusion ou la manipulation de contenus liés à cette affaire, notamment des messages ou éléments numériques. Leur placement en garde à vue vise à déterminer leur degré d’implication exact.
L’exploitation des appareils électroniques, l’analyse des échanges numériques et les auditions successives des mis en cause constituent désormais le cœur de la procédure. Les enquêteurs cherchent à établir s’il s’agit d’une relation consentie ayant mal tourné, d’un cas de harcèlement caractérisé ou d’une instrumentalisation à des fins de chantage ou de déstabilisation.
Cette affaire, très commentée dans les milieux médiatiques et sur les plateformes sociales, soulève à nouveau la question de la gestion des relations privées à l’ère du numérique, où les conversations personnelles peuvent rapidement devenir des pièces à conviction publiques. Elle met également en lumière les conséquences professionnelles et personnelles que peuvent entraîner des accusations croisées de harcèlement ou de manipulation.
Pour l’heure, les protagonistes bénéficient de la présomption d’innocence. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes des faits, tandis que les deux nouvelles personnes arrêtées devraient être entendues avant une éventuelle présentation au parquet.
