Jumelage entre villages frontaliers : les anciens combattants misent sur la cohésion sociale et la sécurité communautaire

Les villages frontaliers de Yabone, au Sénégal, et de Lala, en Guinée-Bissau, ont organisé les 9 et 10 mai 2026 des journées de jumelage destinées à renforcer les liens entre les communautés vivant de part et d’autre de la frontière. Une initiative soutenue par l’Union régionale des anciens combattants et victimes de guerre de la région de Ziguinchor.

À travers cette rencontre, les organisateurs entendent promouvoir la paix, la solidarité et la coopération communautaire dans une zone confrontée à plusieurs défis sécuritaires, notamment le vol de bétail, la circulation des armes légères et les tensions transfrontalières.
Les anciens combattants, fortement impliqués dans cette initiative, estiment que les questions de sécurité et de défense ne relèvent plus uniquement des forces armées, mais concernent désormais l’ensemble des citoyens. Selon eux, de nouveaux acteurs communautaires doivent émerger pour prévenir les violences et renforcer la stabilité dans la sous-région ouest-africaine.

Le jumelage vise également à briser l’isolement des villages frontaliers en créant des cadres de concertation entre les populations. Les communautés pourront ainsi échanger des informations sur les mouvements suspects, faciliter la restitution du bétail volé et promouvoir la libre circulation des personnes et des biens.

Les anciens combattants du Sénégal et de la région de Ziguinchor comptent jouer un rôle de médiation en cas de conflit et encourager les populations à adopter une culture de non-violence, de citoyenneté et de solidarité.
Prenant la parole devant les deux communautés, le président des anciens combattants s’est félicité de cette rencontre entre villages frontaliers sénégalais et bissau-guinéens. Il a souligné que cette initiative démontre que « l’humanisme est plus fort que la discrimination » et que le rapprochement des peuples reste une réponse efficace aux divisions.

À travers cette démarche, les anciens combattants souhaitent transformer leur passé militaire en un levier pour le développement et la stabilité durable de la région sud du Sénégal et de la sous-région.

Ansoumana Dasylva/GMS

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