L’affaire qui enflamme les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire depuis près de 24 heures a connu un développement judiciaire rapide. Le Commissariat de police du 35ᵉ arrondissement de Cocody Riviera Palmeraie a annoncé, ce vendredi 27 février 2026, l’interpellation de trois femmes soupçonnées d’être impliquées dans l’agression violente de la tiktokeuse E.O.M.A., plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme d’Aurélie Fatiga.
Une agression survenue dans un salon de coiffure
Selon les informations communiquées par les services de police, les faits se sont déroulés dans la soirée du jeudi 26 février, aux environs de 20 heures. La victime se trouvait dans un salon de coiffure situé dans le quartier d’Angré Bessikoi lorsqu’elle aurait été prise pour cible par plusieurs femmes.
Toujours d’après les éléments de l’enquête, l’attaque aurait pris la forme d’une véritable expédition punitive. La tiktokeuse aurait été violemment agressée et frappée à la tête avec un objet contondant, ce qui lui a causé des blessures importantes. La scène, qui aurait été particulièrement brutale, a rapidement suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux ivoiriens.
Trois femmes interpellées par la police
Grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, les enquêteurs ont pu identifier et interpeller trois femmes soupçonnées d’avoir participé à l’agression. Il s’agit de :
* **A. E.A (26 ans)**, commerçante et propriétaire du salon de coiffure où les faits se sont produits ;
* **K.A (47 ans)**, coiffeuse et mère de la propriétaire de l’établissement ;
* **N. A.P (32 ans)**, coiffeuse employée dans le même salon.
Les trois suspectes ont été placées en garde à vue afin d’être entendues par les enquêteurs dans le cadre de l’enquête ouverte.
Une procédure judiciaire en cours
Selon les autorités, les mises en cause devront répondre des faits d’agression en réunion et de coups et blessures volontaires. Conformément à la procédure judiciaire en vigueur, elles devraient être présentées prochainement devant le parquet pour la suite de l’instruction.
Cette affaire, très commentée sur les plateformes numériques, relance également le débat sur la sécurité des créateurs de contenus et influenceurs, de plus en plus exposés aux tensions et aux conflits qui peuvent parfois dépasser le cadre virtuel pour se transformer en violences physiques.
L’enquête devra désormais permettre d’établir les circonstances exactes de l’agression et de déterminer les véritables motivations à l’origine de cette attaque qui a profondément choqué de nombreux internautes.
