La Brigade nationale de lutte contre le piratage et la contrefaçon (BNPLC) de la Police nationale a mis fin à un trafic illicite de médicaments au marché de Thiaroye. Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions menées par les forces de sécurité pour lutter contre la prolifération et la vente de produits pharmaceutiques contrefaisants ou non autorisés sur le territoire.
L’intervention a eu lieu le 5 mars 2026, à la suite d’informations faisant état de l’existence d’un commerce clandestin de médicaments dans une cantine située en face de la mairie de Thiaroye. Les éléments de la BNPLC ont alors effectué une descente sur les lieux afin de vérifier les faits et mettre un terme à cette activité jugée illégale.
Sur place, les policiers ont procédé à l’interpellation d’un premier suspect identifié sous les initiales M. D., âgé de 24 ans. Commerçant domicilié à Keur Mbaye Fall, ce dernier assurait la vente des produits dans la cantine au moment de l’intervention des forces de l’ordre. Entendu par les enquêteurs, il a expliqué que la cantine ne lui appartenait pas, affirmant qu’elle serait la propriété de son grand frère, I. D., âgé de 31 ans, lui aussi commerçant et domicilié dans la même localité. Selon ses déclarations, ce dernier lui aurait confié l’exploitation du commerce.
Informé de l’enquête en cours, I. D. s’est présenté de lui-même au service de police. Au cours de son audition, il a reconnu être le propriétaire de la cantine, précisant qu’il l’exploitait depuis l’année 2023.
La fouille des lieux a permis aux policiers de découvrir et de saisir plusieurs produits présentés comme des médicaments. Parmi les articles retrouvés figuraient notamment des huiles supposées permettre de faire grossir certaines parties du corps, notamment les hanches, les fesses et les seins. Les agents ont également mis la main sur différents sirops dont la composition inclurait, selon des sources de Seneweb, des antihistaminiques, des substances aphrodisiaques ainsi que des produits anabolisants.
Ces produits, vendus en dehors de tout circuit pharmaceutique réglementé, représentent un risque sérieux pour la santé publique, dans la mesure où leur origine, leur composition et leurs effets réels ne sont pas garantis.
À l’issue de l’enquête préliminaire, les deux suspects ont été déférés le 6 mars 2026 devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko. Ils sont poursuivis pour vente illicite de médicaments, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d’autrui.
