Professeur Seydou Nourou Diop : « 3,4 % des Sénégalais ont le diabète »

En 2040, on dénombrera plus de 700 millions de diabétiques dans le monde. Et parmi ce nombre, les 75 % vivront dans les pays en développement. Les statistiques de 2015 du Sénégal ont bien montré que nous sommes 3,4 % de Sénégalais globalement de 18 à 69 ans qui ont le diabète. Mais dès qu’on dépasse 45 ans, il revient à 5, 5 %. À 70 ans, c’est 10 % de ces populations qui sont diabétiques. 

« C’est donc normal qu’on parle de diabète aujourd’hui, une pathologie grave dont tout le monde a peur.  Mais quand on parle de maladie métabolique, c’est comment fonctionne le corps, les différents organes.  Toutes les dérives de la physiologie de ces organes deviennent des maladies métaboliques. C’est le diabète, l’obésité, les problèmes de cholestérol à l’intérieur et cela a un link avec les maladies endocriniennes. Parce que le diabète est à la fois une maladie endocrinienne », a expliqué le professeur Seydou Nourou Diop. 
 
 
 
« Le Sénégal traverse une période de transition, dans le fardeau de la maladie. Autant nous n’avons pas encore vaincu les maladies transmissibles, le paludisme, la tuberculose, la Covid-19, la malnutrition, autant nous vivons le fardeau des maladies non transmissibles », selon le Pr. Diop. 
 
 
 
Parmi ces pathologies, il cite le diabète sucré, mais aussi les pathologies endocriniennes telles que la grande thyroïde appelée communément le goitre et d’autres maladies pareilles qui posent énormément de problèmes dans notre société du fait de leur fréquence et du fait aussi des difficultés de diagnostic et de prise en charge. Le professeur explique que l’endocrinologie regroupe l’ensemble de ces pathologies.  Mais on segmente les secteurs.
 
 
 
En cas de maladie, la meilleure option est  d’aller à l’hôpital pour savoir de quoi on souffre véritablement.  En effet, les gens ont souvent peur d’aller à l’hôpital, selon le professeur Seydou Nourou Diop.  À l’en croire, il y a des maladies qui nécessitent obligatoirement une consultation médicale, voire d’un spécialiste. « Le premier défi dans la prise en charge est celui du dépistage de ces maladies. Il faut que les gens sachent qu’aujourd’hui, pour certaines maladies, voir un médecin est nécessaire. Nous avons de plus en plus de spécialistes de ces maladies », dit-il. 
 
 
 
Concernant la prise en charge du diabète, le professeur signale qu’il y a  de plus en plus des spécialistes avec les formations en distance.  « Les diabétologues deviennent de plus en plus nombreux. Il faut qu’on décentralise. Que le diabétique qui est à Fongolembi puisse savoir qu’il y a un médecin sur place. Nous devons tout faire en sorte. La première chose à faire avec ces maladies, c’est la sensibilisation », dit le spécialiste. 
 
 
 
Pour le Pr. Diop, il faut que les gens sachent que ces maladies existent, qu’on peut les traiter, mais qu’il faut s’y prendre très tôt. « Le dépistage du diabète est extrêmement important, mais la sensibilisation, c’est l’élément le plus important », dit-il. 

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