Le Commissariat urbain de Tivaouane a procédé, dans la nuit du 18 février 2026, à l’interpellation d’un individu mis en cause pour des faits qualifiés d’atteinte aux bonnes mœurs et d’actes contre nature, selon des sources sécuritaires.
D’après les éléments communiqués, les faits se sont déroulés aux environs de 2 heures 30 minutes. Deux individus se sont présentés au siège du commissariat avec un homme qu’ils venaient d’appréhender au quartier Darou Salam. Ils l’accusent d’avoir sollicité un rapport sexuel contre nature auprès de l’un d’eux.
Toujours selon les informations recueillies, un stratagème aurait été mis en place par un tiers afin de surprendre le mis en cause. Ce dispositif aurait permis de l’interpeller dans sa chambre. Conduit au commissariat pour audition, l’intéressé serait passé aux aveux lors de son interrogatoire. Il aurait confirmé son orientation sexuelle et déclaré s’adonner à ces pratiques depuis son jeune âge.
Les enquêteurs rapportent également que le suspect a reconnu avoir entretenu des relations intimes avec d’autres hommes, ainsi que la tenue d’appels vidéo à caractère sexuel. L’exploitation de son téléphone portable, effectuée avec son consentement selon la police, aurait révélé la présence de séquences vidéo et d’images jugées obscènes, illustrant des actes sexuels entre personnes de même sexe.
Dans la foulée, une descente a été effectuée à son domicile situé au quartier Darou Salam. Cette opération a conduit à la saisie d’un lot de matériel considéré comme compromettant par les enquêteurs. Parmi les objets récupérés figurent des préservatifs et des lubrifiants, des huiles de massage et produits présentés comme aphrodisiaques, ainsi que divers accessoires, notamment une perle en cristal, des pommades spécifiques, une crème dépilatoire et du matériel d’hygiène.

Le mis en cause a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Il devrait être présenté au parquet compétent à l’issue de la procédure en cours.
Cette affaire relance le débat sur les infractions liées aux mœurs au Sénégal, où les dispositions du Code pénal répriment les actes contre nature. Les investigations se poursuivent afin de déterminer s’il existe d’éventuelles ramifications ou d’autres personnes impliquées dans ce dossier.
