Secrétariat général de l’ONU : comment Macky Sall a contourné Sonko et Faye

L’ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, suscitant de vives interrogations sur la manière dont il a pu matérialiser sa démarche sans l’appui formel de son pays. Le silence des autorités sénégalaises, notamment du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, semble révéler une réticence manifeste face à cette initiative.

Selon plusieurs sources, après plusieurs jours de discussions infructueuses pour obtenir un soutien officiel du Sénégal, Macky Sall aurait finalement décidé de porter sa candidature par l’intermédiaire d’un autre pays. C’est ainsi que le Burundi s’est positionné comme le pays de référence pour sa candidature, un choix décrit comme un “dernier recours” face aux réticences sénégalaises, liées notamment à des tensions autour d’une supposée « dette cachée ».

Le président burundais Évariste Ndayishimiye est désormais le principal soutien de Macky Sall et œuvre activement pour obtenir l’unanimité des pays africains autour de cette candidature. Plusieurs autres États du continent seraient favorables, mais la partie reste délicate : le système de « rotation géographique informelle » au sein de l’ONU ne favoriserait actuellement pas la candidature d’un Africain à la tête de l’organisation.

L’ancien président sénégalais devra faire face à une compétition internationale relevée. Parmi les principaux concurrents figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet Jeria, soutenue par le Chili, le Brésil et le Mexique, ainsi que l’Argentin Rafael Mariano Grossi, dont la candidature est formellement portée par l’Argentine.

Le poste de secrétaire général de l’ONU, considéré comme le plus haut fonctionnaire de l’organisation, implique de représenter officiellement l’ONU, de coordonner ses actions sur le terrain et de jouer un rôle clé dans la médiation des conflits. Le/la titulaire rend compte chaque année de l’action de l’organisation et fixe les priorités en fonction du contexte et des défis du mandat.

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