Une vive émotion règne au quartier HLM Route de Dakar, dans la ville de Thiès, après le décès brutal de la jeune Marième Touré. Ce drame, survenu aux abords d’un terrain de basket, a profondément bouleversé les habitants et relance le débat sur la présence de personnes souffrant de troubles mentaux errant dans l’espace public.
Selon les témoignages recueillis sur place, la jeune Marième se promenait en compagnie de quelques amies dans le quartier lorsqu’elles ont croisé une femme présentant des troubles mentaux. Une altercation aurait alors éclaté entre la dame et les enfants. Dans la confusion, cette dernière aurait commencé à poursuivre le groupe.
Pris de panique, les enfants se sont mis à courir pour échapper à la femme. C’est au cours de cette fuite que la petite Marième aurait lourdement chuté. Peu après sa chute, elle aurait été prise de violents tremblements avant de perdre connaissance. Malgré les tentatives des personnes présentes pour lui porter secours, la jeune fille a rendu l’âme sous les yeux impuissants de ses camarades.
Ce drame a plongé la famille de la victime et tout le quartier dans une profonde consternation. Dévastée par la perte de sa fille, la mère de Marième Touré a lancé un appel aux autorités afin que des mesures soient prises pour mieux encadrer et prendre en charge les personnes souffrant de troubles mentaux qui errent dans les rues.
Au-delà de la tragédie familiale, cette affaire soulève une question de société importante : celle de la prise en charge médicale et sociale des personnes atteintes de maladies mentales. Plusieurs habitants du quartier estiment qu’un suivi plus rigoureux et des structures adaptées sont nécessaires pour protéger à la fois les malades eux-mêmes et les populations.
Ce fait divers tragique remet ainsi sur la table la question de l’errance des malades mentaux dans l’espace public et la nécessité d’une réponse sanitaire et sociale plus efficace afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent dans les quartiers.
