La polémique ne cesse de prendre de l’ampleur et dépasse désormais largement les frontières du continent africain. Depuis la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football de retirer le titre de champion d’Afrique au Sénégal pour le réattribuer au Maroc, l’affaire a provoqué une véritable onde de choc dans le monde du football. Très vite, la presse internationale s’est emparée du dossier, utilisant des termes particulièrement forts pour qualifier une décision jugée inédite, voire incompréhensible.
En Espagne, deux poids lourds de la presse sportive, AS et Marca, n’ont pas hésité à parler d’un « scandale mondial », insistant sur l’ampleur de la controverse et sur les conséquences potentielles pour la crédibilité des instances africaines. Le ton est tout aussi critique en Italie, où La Gazzetta dello Sport évoque une situation totalement surréaliste : « Ce n’est pas le 1er avril… ce n’est pas une blague », écrit le média, traduisant l’incompréhension générale face à une décision aussi tardive.
Du côté de l’Allemagne, Der Spiegel parle d’un « champion rétroactif », soulignant le caractère inédit d’une telle mesure dans l’histoire du football moderne. Pour ce média, il s’agit d’un précédent dangereux qui pourrait fragiliser les règles et les principes d’équité sportive. En Angleterre, Daily Mail insiste quant à lui sur le timing, qualifiant la décision d’exceptionnelle puisqu’elle intervient près de deux mois après la finale, un délai qui alimente encore davantage les soupçons et les critiques.
Sur le continent africain, les réactions apparaissent beaucoup plus contrastées, révélant une fracture d’opinions. Au Maroc, certains médias comme Le 360 Sport estiment que la CAF a simplement « rendu justice », considérant que cette décision vient corriger une injustice sportive et préserver l’intégrité du football africain.
À l’inverse, au Sénégal, l’indignation est largement partagée dans la presse. Le Dakarois dénonce un « scandale en finale », pointant une décision incompréhensible pour les supporters et les observateurs. De son côté, Le Soleil va encore plus loin en qualifiant cette affaire de « blague du siècle », traduisant un sentiment d’injustice profond et une colère qui ne faiblit pas.
Au-delà des réactions médiatiques, cette affaire pose désormais une question de fond : celle de la crédibilité des institutions sportives africaines et de la stabilité des décisions prises au plus haut niveau. Car une telle controverse, largement relayée à l’échelle mondiale, risque de laisser des traces durables dans l’image et la gouvernance du football africain.
