Plusieurs individus soupçonnés d’être impliqués dans le réseau au cœur de l’enquête sur des faits présumés de transmission volontaire du VIH et d’autres infractions graves tenteraient actuellement de quitter le territoire afin d’échapper à la justice. C’est ce que rapportent des sources citées par le quotidien L’Observateur, qui évoque une affaire ayant pris une ampleur exceptionnelle ces derniers jours.
Le dossier, dans lequel sont notamment cités l’animateur Pape Cheikh Diallo et l’artiste Djiby Dramé, ne cesse de connaître de nouveaux développements. Selon les informations publiées, dix-sept personnes seraient désormais entre les mains de la justice. Les chefs d’inculpation évoqués sont particulièrement lourds et portent notamment sur l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, la transmission volontaire du VIH/Sida, la mise en danger de la vie d’autrui ainsi que la complicité de trafic de drogue.
L’onde de choc la plus récente dans cette affaire provient de l’interpellation du journaliste de la RTS, Pape Birame Bigué Ndiaye, arrêtée mardi dans le cadre des investigations. Cette arrestation a contribué à relancer l’attention du public et à renforcer l’idée que l’enquête, menée par les services compétents, pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements.
D’après le journal, qui appartient au Groupe Futurs Médias, les investigations sont loin d’être achevées. Des sources proches du dossier indiquent que plusieurs personnes soupçonnées d’implication tenteraient activement de quitter le pays. Face à cette situation, les autorités envisageraient de renforcer immédiatement la surveillance aux principaux points de sortie du territoire, notamment dans les aéroports et aux frontières terrestres. Certaines personnalités citées dans le dossier seraient déjà considérées comme activement recherchées, ce qui pourrait conduire à l’émission de mesures d’interdiction de sortie du territoire.
Sur le plan sanitaire, la situation est également jugée préoccupante. Les premiers résultats des tests de dépistage effectués dans le cadre de l’enquête indiqueraient que douze personnes ont été déclarées séropositives, tandis que quatre autres seraient séronégatives. Le résultat concernant un dernier suspect interpellé reste, selon les mêmes sources, toujours attendu. Les enquêteurs et les autorités sanitaires suivent de près cet aspect du dossier, compte tenu des risques pour la santé publique.
Toujours selon les informations relayées, plusieurs mis en cause auraient reconnu avoir entretenu des rapports non protégés tout en ayant connaissance de leur statut sérologique, un élément susceptible de peser lourd dans la qualification juridique des faits si ces déclarations étaient confirmées par l’enquête.
L’affaire continue ainsi de susciter une vive émotion et de nombreuses réactions, tandis que les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités individuelles et déterminer l’ampleur réelle du réseau évoqué par les enquêteurs.
