Affaire d’homosexualité et de transmission du VIH : Arrestation d’un policier, dénoncé par un « Woubi »

Du nouveau est intervenu dans l’affaire présumée d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH qui continue de défrayer la chronique. La Brigade de recherches de Keur Massar a procédé à trois nouvelles interpellations, dont celle d’un agent de police, dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Selon des informations concordantes, le policier a été cité au cours de l’audition au fond d’un inculpé déjà placé sous mandat de dépôt et déclaré porteur du VIH/Sida. Lors de son interrogatoire, ce dernier aurait évoqué le nom de l’agent, poussant le magistrat instructeur à ordonner qu’il soit entendu à son tour afin de vérifier les déclarations faites dans le dossier.

Convoqué puis placé en garde à vue, le fonctionnaire de police a formellement contesté les faits d’actes contre nature qui lui sont reprochés. Il aurait nié toute implication dans les accusations portées contre lui, soutenant qu’il n’a aucun lien avec les faits dénoncés par l’inculpé.

Dans le souci d’éclairer davantage l’enquête, les gendarmes enquêteurs ont procédé à une réquisition médicale aux fins de dépistage du VIH. D’après des sources proches du dossier, les résultats du test se sont révélés négatifs, un élément considéré comme favorable à sa défense dans le contexte des soupçons de transmission volontaire.

Malgré ce résultat, la procédure suit son cours. Sauf changement de dernière minute, l’agent de police ainsi que les deux autres personnes interpellées devraient être déférés ce lundi devant le juge d’instruction pour les suites judiciaires. L’affaire, particulièrement sensible, continue ainsi de connaître de nouveaux développements au fil des auditions et des investigations menées par les autorités compétentes.

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