Depuis la Coupe du monde 2010 et les prédictions devenues célèbres de Paul le poulpe, rares sont ceux qui ont réussi à afficher un tel taux de réussite dans l’art de prédire les résultats du football international. Pourtant, un économiste allemand semble avoir fait encore mieux. Selon un article de BBC Sport, Joachim Klement affirme avoir correctement identifié les vainqueurs des trois dernières Coupes du monde grâce à un modèle statistique sophistiqué.
Après avoir annoncé les sacres de l’Allemagne en 2014, de la France en 2018 puis de l’Argentine en 2022, l’économiste s’est de nouveau prêté à l’exercice en vue de la Coupe du monde 2026. D’après ses calculs, ce sont les Pays-Bas qui soulèveraient le trophée mondial à l’issue de la compétition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Le modèle élaboré par Joachim Klement ne se limite pas à désigner un futur champion. Il propose également un scénario complet du tournoi. Parmi les surprises annoncées figure notamment une élimination du Brésil dès le deuxième tour face au Japon. L’Écosse serait également sortie prématurément par la Corée du Sud. Quant à l’Angleterre, elle atteindrait les demi-finales avant de s’incliner face au Portugal.
Pour son auteur, ce travail n’avait pourtant pas vocation à faire de lui un oracle du football mondial. Installé au Royaume-Uni depuis plusieurs années, Joachim Klement explique que cette initiative est née d’une volonté de démontrer les limites des prévisions économiques et de souligner avec humour la confiance parfois excessive accordée aux modèles statistiques. Selon lui, une part importante du succès de ces prédictions relève tout simplement du hasard.
Mais après trois prédictions consécutives couronnées de succès, l’économiste reconnaît que la pression est désormais plus forte. Ce qui devait initialement être une démonstration des limites de la prévision est progressivement devenu un rendez-vous attendu par de nombreux passionnés de football. Chaque nouvelle projection suscite désormais curiosité et débats à travers le monde.
Le modèle de Klement repose sur plusieurs indicateurs objectifs tels que la population d’un pays, sa richesse économique, les conditions climatiques ou encore son classement FIFA. Toutefois, l’économiste insiste sur le fait que ces données ne racontent qu’une partie de l’histoire. À ses yeux, le football demeure un sport où l’imprévisible conserve une place essentielle.
Une blessure importante, une décision arbitrale controversée, un exploit individuel ou même un simple rebond favorable peuvent suffire à bouleverser tous les calculs les plus sophistiqués. « La moitié du résultat dépend des statistiques, l’autre moitié de la chance », résume-t-il en substance.
À quelques semaines du coup d’envoi du Mondial 2026, ces prévisions offrent surtout un sujet de discussion passionnant pour les amateurs de football. Dans son entourage professionnel, certains ont déjà pris ses calculs très au sérieux, allant jusqu’à miser sur une victoire finale des Pays-Bas. Avec humour, Joachim Klement assure que si son favori venait à être éliminé prématurément, il envisagerait sérieusement de travailler à distance pour éviter les moqueries de ses collègues.
Reste désormais à savoir si son incroyable série de prédictions se poursuivra ou si la magie du football finira par déjouer les statistiques.
